Ne crois surtout pas qu’ils passeront, ces mots que, né au bord de l’Aufide aux longs échos, en des formes jusqu’alors inouïes je dis, recherchant l’association des cordes.
Non, si au Méonien revient le premier rang,5 Homère, ne se taisent pas les pindariques, les céennes, d’Alcée les menaçantes ou de Stésichore les nobles Camènes,
et le moindre badinage d’Anacréon, le temps n’a rien détruit. L’amour respire encore10 et sont vivantes les ardeurs confiées à la lyre par (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 9 | Éloge de Lollius
15 février 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum (2)
18 juin 2012, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le
sol de notre pied libéré, maintenant apprêter le
coussin des dieux, offrir des
banquets de Saliens, il était temps, amis !
Avant ce jour, il aurait été sacrilège de sortir
un vieux Cécube de la réserve, avec cette reine,
son projet délirant de ruiner
le Capitole, de sonner le glas de l’empire,
accompagnée de ce troupeau infect, de ces hommes
répugnants et malades, jetée sans frein dans une
espérance infinie, ivre d’une (…) -
Horace, Odes II 14 | à Postumus
11 mars 2013, par Danielle CarlèsAh, elles s’enfuient, Postumus, Postumus, elles coulent, les années, et la dévotion ne retardera pas les rides, la vieillesse toute proche ni la mort que l’on n’apprivoise pas,
non, offrirais-tu, en nombre égal aux jours qui passent, mon ami, trois cents taureaux pour apaiser l’insensible Pluton, qui retient les trois corps géants de Géryon et Tityos dans le cercle de l’eau
funèbre, cette eau que tout le monde, oh oui, nous tous qui vivons des cadeaux de la terre, nous devrons traverser, (…) -
Horace, Odes IV 4 | Drusus
27 janvier 2015, par Danielle CarlèsTel de la foudre le serviteur ailé, à qui le roi des dieux la royauté sur les oiseaux vagabonds confia, ayant éprouvé sa fidélité, Jupiter, à l’égard du blond Ganymède,
qu’un jour sa jeunesse et une ancestrale vigueur5 hors du nid ont porté, novice face aux épreuves, et au printemps, nuages éloignés, à des efforts jusque-là inconnus ont initié
les vents, avec un sentiment de peur, puis bientôt sur les bergeries a fait plonger en ennemi un puissant instinct vital,10 (…) -
Horace, Odes III 21 | Ô pieuse cruche !
22 septembre 2014, par Danielle CarlèsÔ toi, née avec moi sous le consulat de Manlius, grosse de lamentations ou de plaisanteries, de dispute et de fol amour, ou, pieuse cruche, d’un sommeil propice,
quoi que tu recèles, c’est un Massique de choix que tu gardes. Digne d’être sortie un jour favorable, descends ! car Corvinus appelle à tirer le vin quand il a bien vieilli.
Ce n’est pas lui, bien qu’il soit imprégné des socratiques dialogues, qui te dédaignera et se hérissera. On raconte que l’ancien Caton aussi (…) -
Horace, Odes I 31 | Que réclame au dieu le poète ? (2)
5 juin 2012, par Danielle CarlèsEn ce jour de dédicace, que réclame à Apollon
le poète ? Que demande-t-il, en versant de sa
coupe un peu de vin nouveau ? Ni les
riches moissons de la Sardaigne féconde,
ni de prospères troupeaux en Calabre, sous le
soleil brûlant, ni l’or ou l’ivoire de l’Inde
ni les campagnes que vient mordre l’
eau calme du Liris, le fleuve taciturne.
Que les gens de Calès taillent de la serpe la
vigne offerte par la Fortune, enrichi, que le
marchand boive dans des calices d’or
le (…) -
Horace, Odes III 4 | Calliope
17 septembre 2013, par Danielle CarlèsDescends du ciel et chante, allons, chante au son de la flûte, reine, chante, Calliope, un long poème, si tu préfères maintenant, de ta voix aiguë, ou sur la lyre, sur la cithare de Phébus.
Entendez-vous ? Ou suis-je le jouet d’une adorable folie ? Je l’entends et je crois me promener parmi un bois sacré, délicieusement traversé d’eaux courantes et de souffles légers.
Moi, comme dans la légende, sur le Vultur apulien, mais hors des limites de mon Apulie, ma nourrice, un jour que j’étais (…) -
Horace, Odes IV 15 | La dernière ode
19 mars 2015, par Danielle CarlèsPhébus, quand je voulais parler de batailles et de villes conquises, m’avertit en faisant cliqueter sa lyre d’éviter la mer Tyrrhénienne avec mes trop petites voiles. Ton siècle, César,
a ramené dans les champs des moissons en abondance5 et restitué à notre Jupiter les enseignes arrachées aux orgueilleux vestibules des Parthes et, libéré de toutes guerres, il a refermé le temple de Janus Quirinus, et sur le laisser-aller transgressant le bon ordre social10 il a mis un (…) -
Horace, Odes III 1 | Odieux m’est le profane vulgaire
12 avril 2013, par Danielle Carlèsodieux m’est le profane vulgaire et je l’écarte
recueillez-vous je chante des chants auparavant
inouïs prêtre du culte des Muses
pour les jeunes vierges les jeunes garçons
le pouvoir terrible des rois s’exerce sur leurs
propres troupeaux sur les rois celui de Jupiter
illustre triomphateur des Géants
donnant d’un sourcil le branle à l’univers
un tel peut aligner ses plants dans des sillons
plus larges qu’un tel un candidat mieux né peut
descendre au Champ de Mars et un (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le sol en cadence, libres d’entraves ! Maintenant, il était grand temps, disposons des coussins pour les dieux, partageons avec eux un banquet de Saliens, mes amis ! Avant aujourd’hui il nous était interdit de faire monter de la réserve un vieux Cécube, tant que cette reine entretenait le projet délirant d’abattre le Capitole, de sonner le glas de l’empire, avec ces hommes répugnants, ce troupeau infect. Son espérance était sans borne, toute à (…)