Pourquoi ces plaintes qui me coupent le souffle ? Ni les dieux, ni moi n’aimons que le premier tu puisses partir, Mécène, sublime gloire et colonne de ma fortune.
Ah toi, la moitié de mon âme, si t’emporte trop tôt un coup du sort, comment rester là, moi l’autre moitié, et survivre, moins précieux et estropié ? Ce jour-là de tous les deux
signera la perte. Ce n’est pas un serment en l’air que je viens de prononcer : je m’en irai, oui, je m’en irai, quoi qu’il en soit, si tu me précèdes, (…)
Accueil > Mots-clés > versification > strophes alcaïques
strophes alcaïques
Articles
-
Horace, Odes II 17 | L’autre moitié de mon âme
15 mars 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 35 | à la Fortune
13 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ déesse qui gouvernes l’aimable cité d’Antium
qui peux en un instant élever un simple mortel
pris au bas de l’échelle, ou changer
en convois de deuil les triomphes superbes,
on te sollicite, le pauvre paysan te prie avec
inquiétude dans sa campagne, et, maîtresse des
plaines marines, quiconque lance une
étrave bithynienne sur la mer de Carpathos,
et le Dace farouche et les Scythes nomades, et
les villes et les peuples, l’intrépide Latium,
et les mères des rois barbares, (…) -
Horace, Odes II 1 | à Pollion
9 décembre 2012, par Danielle CarlèsLes désordres politiques qui ont suivi le consulat de Métellus, les causes de la guerre, ses crimes, les formes qu’elle a prises, le jeu de la Fortune et, lourdes de conséquences, les amitiés des grands, et les armes
[5] couvertes d’un sang encore non expié : c’est un sujet rempli de risques et de dangers que tu traites et tu marches sur des feux recouverts d’une cendre trompeuse.
Puisse la Muse de la sévère tragédie n’être qu’un court moment [10] absente du théâtre ! Bientôt, quand tu (…) -
Horace, Odes III 26 | Déposer les armes
7 octobre 2014, par Danielle CarlèsJ’ai vécu pour les belles hier encore apte et j’ai fait mon service non sans gloire, à présent mes armes et, quitte du combat, le barbiton, ce mur va les porter,
qui de la maritime Vénus le flanc gauche protège. Ici, ici déposez les lumières des torches, les leviers et les arcs, contre les portes bloquées menaçants.
Ô déesse qui habites la bienheureuse Chypre et Memphis privée des neiges sithoniennes, Reine, lève ton céleste fouet, touche Chloé une bonne fois, elle si (…) -
Horace, Odes III 21 | Ô pieuse cruche !
22 septembre 2014, par Danielle CarlèsÔ toi, née avec moi sous le consulat de Manlius, grosse de lamentations ou de plaisanteries, de dispute et de fol amour, ou, pieuse cruche, d’un sommeil propice,
quoi que tu recèles, c’est un Massique de choix que tu gardes. Digne d’être sortie un jour favorable, descends ! car Corvinus appelle à tirer le vin quand il a bien vieilli.
Ce n’est pas lui, bien qu’il soit imprégné des socratiques dialogues, qui te dédaignera et se hérissera. On raconte que l’ancien Caton aussi (…) -
Horace, Odes IV 14 | La gloire d’Auguste
16 mars 2015, par Danielle CarlèsQuelle attention des Pères ou quelle attention des Quirites, parachevant la liste des hommages rendus, tes mérites, Auguste, à travers le temps dans les inscriptions et la mémoire des fastes
immortalisera, ô, sur toute terre habitée5 qu’illumine le soleil, le plus éminent des princes, toi, qu’exempts de la loi latine, les Vindélices viennent à présent de reconnaître,
éprouvant ce qu’avec Mars tu pouvais ? Car sous tes ordres Drusus a mis les Génaunes, ce peuple (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse le Soracte blanc de toute cette épaisseur de neige, et comme les forêts souffrent, ne supportent plus le poids, et les fleuves se sont figés, pris par la glace vive. Dissipe le froid en remettant plus de bois dans le feu et montre-toi plus généreux avec ce vin vieux de quatre ans tiré de l’amphore sabine à deux anses, ô Thaliarque. Tout le reste, laisse les dieux s’en occuper. Quand ils ont calmé la guerre que font les vents sur la mer fiévreuse, au même instant (…)
-
Horace, Odes II 11 | Des projets pour l’éternité
16 février 2013, par Danielle CarlèsLes intentions du Cantabre belliqueux et du Scythe, Quinctius Hirpinus, dont la barrière de l’Adriatique nous sépare, laisse de côté ces questions et à t’agiter ne passe pas
ta vie, quand elle réclame si peu. Derrière nous fuit la jeunesse, sa peau douce et sa beauté, la sèche blancheur repousse le gai libertinage et le sommeil facile.
Les fleurs n’ont pas toujours le même éclat qu’au printemps et la lune rougeoyante ne brille pas d’un seul visage. À quoi bon de projets pour l’éternité (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…)