Quelle attention des Pères ou quelle attention des Quirites, parachevant la liste des hommages rendus, tes mérites, Auguste, à travers le temps dans les inscriptions et la mémoire des fastes
immortalisera, ô, sur toute terre habitée5 qu’illumine le soleil, le plus éminent des princes, toi, qu’exempts de la loi latine, les Vindélices viennent à présent de reconnaître,
éprouvant ce qu’avec Mars tu pouvais ? Car sous tes ordres Drusus a mis les Génaunes, ce peuple (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 14 | La gloire d’Auguste
16 mars 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 9 | Chantons les trophées d’Auguste César
12 février 2013, par Danielle CarlèsLa pluie ne coule pas toujours des nuages sur les champs hérissés et même la mer Caspienne, les rudes tempêtes ne la tourmentent pas sans trêve et dans les contrées d’Arménie non plus,
Valgius mon ami, la glace inerte ne dure pas tous les mois de l’année, ni sous les Aquilons ne souffrent les chênes du Garganus et se dépouillent de leurs feuilles les frênes.
Mais toi toujours tu presses de vers mélancoliques Mystès ôté par la mort. Ni quand Vesper se lève ne s’éloignent de toi tes (…) -
Horace, Odes II 15 | Nos ouvrages d’un luxe royal
12 mars 2013, par Danielle CarlèsNos ouvrages d’un luxe royal sont en passe de ne laisser
que peu d’arpents à la charrue, partout bientôt on verra
des étangs de plus vaste dimension que
le lac Lucrin et le platane interdit de mariage
supplantera les ormeaux. Alors les violettes et le myrte
et tout ce qui a pouvoir de flatter les narines dans les
oliveraies répandront leurs parfums là
où étaient les fruits sous le maître précédent.
Alors les lauriers de leurs rameaux touffus feront écran
à la chaleur qui (…) -
Horace, Odes I 34 | Déraisonnable sagesse
10 juin 2012, par Danielle CarlèsJe donnais peu au culte des dieux, et sans assiduité, résolu que j’étais de me perdre dans une déraisonnable sagesse, mais je suis contraint aujourd’hui de virer de bord pour me remettre sur la route
délaissée, car Diespiter dont le feu en temps normal sillonne de zébrures la masse des nuages a poussé dans un ciel pur ses chevaux tonituants et son char
rapide comme vol d’oiseau sous lequel s’ébranle la terre brute et les fleuves voyageurs, s’ébranle le Styx, l’âpre demeure du hideux (…) -
Horace, Odes II 20 | Poète oiseau
20 mars 2013, par Danielle Carlèsni vulgaire ni humble est l’aile qui m’emportera
poète aux deux figures à travers l’éther limpide
je ne serai pas plus longtemps
sur terre et plus grand que l’envie
j’abandonnerai les villes moi du sang de pauvres
parents moi que tu invites chez toi Mécène chéri
non je ne disparaîtrai pas non
l’eau du Styx ne m’emprisonnera pas
déjà déjà sur mes deux jambes s’abaisse une peau
rugueuse et je me change en un oiseau blanc plus
haut et il naît sur mes doigts
sur mes épaules (…) -
Horace, Odes II 11 | Des projets pour l’éternité
16 février 2013, par Danielle CarlèsLes intentions du Cantabre belliqueux et du Scythe, Quinctius Hirpinus, dont la barrière de l’Adriatique nous sépare, laisse de côté ces questions et à t’agiter ne passe pas
ta vie, quand elle réclame si peu. Derrière nous fuit la jeunesse, sa peau douce et sa beauté, la sèche blancheur repousse le gai libertinage et le sommeil facile.
Les fleurs n’ont pas toujours le même éclat qu’au printemps et la lune rougeoyante ne brille pas d’un seul visage. À quoi bon de projets pour l’éternité (…) -
Horace, Odes IV 15 | La dernière ode
19 mars 2015, par Danielle CarlèsPhébus, quand je voulais parler de batailles et de villes conquises, m’avertit en faisant cliqueter sa lyre d’éviter la mer Tyrrhénienne avec mes trop petites voiles. Ton siècle, César,
a ramené dans les champs des moissons en abondance5 et restitué à notre Jupiter les enseignes arrachées aux orgueilleux vestibules des Parthes et, libéré de toutes guerres, il a refermé le temple de Janus Quirinus, et sur le laisser-aller transgressant le bon ordre social10 il a mis un (…) -
Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Horace, Odes III 6 | Payer pour les fautes de ses aînés
14 octobre 2013, par Danielle CarlèsPour les fautes de tes aînés même innocent tu paieras, Romain, tant que tu n’auras pas restauré les temples, les maisons chancelantes des dieux et leurs images dégoûtantes du noir de la fumée.
C’est agir par soumission aux dieux qui assure ton empire : de là vient tout principe, à cela rapporte toute fin. Les dieux négligés ont donné des maux sans nombre à l’Hespérie, des raisons de pleurer.
Deux fois déjà Monésès et les troupes de Pacorus lors d’attaques lancées sous de mauvais auspices (…) -
Horace, Odes II 14 | à Postumus
11 mars 2013, par Danielle CarlèsAh, elles s’enfuient, Postumus, Postumus, elles coulent, les années, et la dévotion ne retardera pas les rides, la vieillesse toute proche ni la mort que l’on n’apprivoise pas,
non, offrirais-tu, en nombre égal aux jours qui passent, mon ami, trois cents taureaux pour apaiser l’insensible Pluton, qui retient les trois corps géants de Géryon et Tityos dans le cercle de l’eau
funèbre, cette eau que tout le monde, oh oui, nous tous qui vivons des cadeaux de la terre, nous devrons traverser, (…)