Phébus, quand je voulais parler de batailles et de villes conquises, m’avertit en faisant cliqueter sa lyre d’éviter la mer Tyrrhénienne avec mes trop petites voiles. Ton siècle, César,
a ramené dans les champs des moissons en abondance5 et restitué à notre Jupiter les enseignes arrachées aux orgueilleux vestibules des Parthes et, libéré de toutes guerres, il a refermé le temple de Janus Quirinus, et sur le laisser-aller transgressant le bon ordre social10 il a mis un (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 15 | La dernière ode
19 mars 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 26 | Déposer les armes
7 octobre 2014, par Danielle CarlèsJ’ai vécu pour les belles hier encore apte et j’ai fait mon service non sans gloire, à présent mes armes et, quitte du combat, le barbiton, ce mur va les porter,
qui de la maritime Vénus le flanc gauche protège. Ici, ici déposez les lumières des torches, les leviers et les arcs, contre les portes bloquées menaçants.
Ô déesse qui habites la bienheureuse Chypre et Memphis privée des neiges sithoniennes, Reine, lève ton céleste fouet, touche Chloé une bonne fois, elle si (…) -
Horace, Odes III 4 | Calliope
17 septembre 2013, par Danielle CarlèsDescends du ciel et chante, allons, chante au son de la flûte, reine, chante, Calliope, un long poème, si tu préfères maintenant, de ta voix aiguë, ou sur la lyre, sur la cithare de Phébus.
Entendez-vous ? Ou suis-je le jouet d’une adorable folie ? Je l’entends et je crois me promener parmi un bois sacré, délicieusement traversé d’eaux courantes et de souffles légers.
Moi, comme dans la légende, sur le Vultur apulien, mais hors des limites de mon Apulie, ma nourrice, un jour que j’étais (…) -
Horace, Odes II 20 | Poète oiseau
20 mars 2013, par Danielle Carlèsni vulgaire ni humble est l’aile qui m’emportera
poète aux deux figures à travers l’éther limpide
je ne serai pas plus longtemps
sur terre et plus grand que l’envie
j’abandonnerai les villes moi du sang de pauvres
parents moi que tu invites chez toi Mécène chéri
non je ne disparaîtrai pas non
l’eau du Styx ne m’emprisonnera pas
déjà déjà sur mes deux jambes s’abaisse une peau
rugueuse et je me change en un oiseau blanc plus
haut et il naît sur mes doigts
sur mes épaules (…) -
Horace, Odes I 34 | Déraisonnable sagesse
10 juin 2012, par Danielle CarlèsJe donnais peu au culte des dieux, et sans assiduité, résolu que j’étais de me perdre dans une déraisonnable sagesse, mais je suis contraint aujourd’hui de virer de bord pour me remettre sur la route
délaissée, car Diespiter dont le feu en temps normal sillonne de zébrures la masse des nuages a poussé dans un ciel pur ses chevaux tonituants et son char
rapide comme vol d’oiseau sous lequel s’ébranle la terre brute et les fleuves voyageurs, s’ébranle le Styx, l’âpre demeure du hideux (…) -
Horace, Odes III 21 | Ô pieuse amphore !
19 septembre 2014, par Danielle CarlèsÔ toi, née avec moi sous le consulat de Manlius, grosse de lamentations ou bien de plaisanteries, de dispute et de fol amour, ou, pieuse amphore, d’un sommeil propice,
peu importe la vertu de ce Massique de choix que tu gardes, digne d’être sortie un jour heureux, descends ! puisque Corvinus dit de tirer un vin qui a bien vieilli.
Ce n’est pas lui, bien qu’il soit imprégné des socratiques conversations, qui te dédaignera, tout hérissé. L’ancien Caton aussi, dit-on, (…) -
Horace, Odes III 21 | Ô pieuse cruche !
22 septembre 2014, par Danielle CarlèsÔ toi, née avec moi sous le consulat de Manlius, grosse de lamentations ou de plaisanteries, de dispute et de fol amour, ou, pieuse cruche, d’un sommeil propice,
quoi que tu recèles, c’est un Massique de choix que tu gardes. Digne d’être sortie un jour favorable, descends ! car Corvinus appelle à tirer le vin quand il a bien vieilli.
Ce n’est pas lui, bien qu’il soit imprégné des socratiques dialogues, qui te dédaignera et se hérissera. On raconte que l’ancien Caton aussi (…) -
Horace, Odes I 31 | Que réclame au dieu le poète ? (2)
5 juin 2012, par Danielle CarlèsEn ce jour de dédicace, que réclame à Apollon
le poète ? Que demande-t-il, en versant de sa
coupe un peu de vin nouveau ? Ni les
riches moissons de la Sardaigne féconde,
ni de prospères troupeaux en Calabre, sous le
soleil brûlant, ni l’or ou l’ivoire de l’Inde
ni les campagnes que vient mordre l’
eau calme du Liris, le fleuve taciturne.
Que les gens de Calès taillent de la serpe la
vigne offerte par la Fortune, enrichi, que le
marchand boive dans des calices d’or
le (…) -
Horace, Odes III 2 | Mourir pour sa patrie est doux et beau
29 avril 2013, par Danielle Carlèsqu’il apprenne à aimer l’épreuve d’une étroite
pauvreté le jeune soldat aguerri par la dureté
du service qu’il traque les Parthes
fiers cavalier redoutable armé de sa lance
qu’il passe en plein air une vie d’incessantes
alarmes et du haut des remparts ennemis que l’
épouse du tyran en guerre le voyant
au loin que la vierge en âge d’être mariée
soupirent hélas et craignent que novice encore
au combat le royal fiancé n’aille le provoquer
lion féroce intouchable que la rage (…) -
Horace, Odes I 26 | Aimé des Muses
27 mai 2012, par Danielle CarlèsAimé des Muses, je vais donner la tristesse et la peur aux vents fougueux, qu’ils les emportent jusqu’à la mer de Crète. Sous l’étoile de l’Ourse un roi en son pays glacé inspire quelque crainte ?
Ce que redoute Tiridate ? Sans égale est mon insouciance. Ô toi qui aimes les sources inviolées, tresse les fleurs de grand soleil, tresse-les en couronne pour mon très cher Lamia,
ô douce Pimpléenne. Sans toi à rien ne sert mon éloge. Mon ami, sur des cordes nouvelles, mon ami, (…)