On me réclame. S’il m’est arrivé de badiner avec toi sans contraintes sous l’ombrage, dis maintenant un poème qui vive l’année entière et même de plus nombreuses, allons, dis un poème latin, luth,
toi qui as vibré la première fois pour un citoyen de Lesbos et un soldat intrépide, mais, au milieu des armes, ou quand il avait amarré son navire chahuté sur un rivage humide,
il chantait Liber et les Muses, et Vénus et l’enfant qui toujours la suit étroitement, et Lycus, beau de ses yeux (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes I 32 | Le luth de Lesbos
7 juin 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Horace, Odes IV 11 | de mes amours l’achèvement
18 février 2015, par Danielle CarlèsIl y a chez moi, dépassant les neuf années de garde, une jarre pleine d’Albe, il y a dans mon jardin, Phyllis, de l’ache pour être tressée dans les couronnes, il y a de mon lierre
à foison, qui, cheveux relevés, t’illuminera.5 Riante est ma maison d’argenterie. L’autel de vierges rameaux est noué, avide que par le sacrifice d’un agneau on l’arrose.
L’ensemble de la maisonnée s’active, ici et là, on court de tous côtés, garçons et filles mélangés.10 Les flammes (…) -
Horace, Odes I 38 | L’amour de la simplicité
20 juin 2012, par Danielle CarlèsJe déteste, mon enfant, tous ces apprêts inspirés de la Perse. Je n’aime pas les couronnes entrelacées de tilleul. Epargne-toi d’aller rechercher les endroits où il pourrait rester une rose tardive. Au myrte tout simple je me soucie que tu n’ajoutes rien par un travail trop appliqué. Car le myrte ne te messied pas quand tu me sers à boire et il me plaît quand je bois sous le berceau de la vigne. Texte latin
Persicos odi, puer, apparatus,
displicent nexæ philyra coronæ,
mitte sectari (…) -
Horace, Odes II 10 | D’or est le juste milieu
14 février 2013, par Danielle CarlèsTa vie sera meilleure, Licinius, de ne pas
tracer toujours au large ni par horreur de
la tempête de pousser prudemment trop près
d’une côte dangereuse.
D’or est le juste milieu et qui le choisit
est à l’abri, échappe au sordide d’un toit
malpropre, échappe par sa mesure à l’envie
que suscite un palais.
Plus tourmenté par les vents est l’immense
pin et d’une chute plus lourde tombent les
plus hautes tours, les éclairs frappent au
sommet de la montagne.
Il espère dans (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius
1er janvier 2012, par Danielle CarlèsSeptimius, tu serais prêt à m’accompagner jusqu’à Gadès, jusque chez les Cantabres qui ne connaissent pas le poids de notre joug, jusqu’aux Syrtes barbares où bouillonne sans cesse l’onde Maurétatienne,
mais puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse, puisse-t-il être le terme, car je suis fatigué de la mer, des voyages et de la guerre.
Et si les Parques hostiles m’en tiennent éloigné, alors je gagnerai le calme fleuve de Galèse, où l’on met des (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas, toi qui as su, dieu avisé, former les premiers hommes sauvages à l’usage de la parole et à la pratique des beaux exercices de la palestre,
ce poème est pour toi, messager du grand Jupiter et messager des dieux, père de la lyre aux courbes rondes, toi plein de ruse qui voles en te jouant tout ce qui te plaît et le fait disparaître.
Tout enfant jadis Apollon te menaçait d’une voix terrible, si tu refusais de rendre les bœufs que par malice tu lui (…) -
Horace, Odes IV 2 | Émule de Pindare
16 janvier 2015, par Danielle CarlèsDe Pindare qui aspire à être l’émule, Jullus, sur des ailes de cire avec l’aide de Dédale s’appuie, finissant par donner à la vitreuse mer son nom.
Comme un torrent dévalant la montagne, que les pluies5 ont grossi bien au-dessus des rives coutumières, bouillonne et sans limites se précipite Pindare, bouche profonde,
du laurier d’Apollon digne d’être gratifié, soit qu’au long d’audacieux dithyrambes10 des mots inédits il roule et s’emporte en mesures affranchies des (…) -
Horace, Odes IV 6 | Phébus
9 février 2015, par Danielle CarlèsDieu que les enfant de Niobé, coupable d’orgueilleuse langue, vengeur ont connu, Tityos aussi, le violeur, et, sur le point d’être vainqueur des hauts remparts de Troie, héros de Phtie, Achille,
à tout autre supérieur, face à toi piètre soldat,5 quand bien même, fils de Thétis marine, il ébranlait les tours dardaniennes sous les coups de son redoutable dard, âpre à guerroyer.
Et celui-là, comme sous la cognée du fer mordant un pin ou bien sous la poussée de l’Eurus un (…)