Tu n’as pas à rougir d’aimer une servante, Xanthias de Phocide. Jadis, si fier qu’il fût, l’esclave Briséis avec son teint de neige émut le cœur d’Achille,
émut celui d’Ajax fils de Télamon la beauté de Tecmesse, captive et lui son maître. L’Atride s’enflamma au milieu du triomphe pour la vierge enlevée
après la défaite des escadrons barbares sous le vainqueur Thessalien, quand la fin d’Hector facilita la chute et malgré leur fatigue aux Grecs livra Pergame.
Et qu’en sais-tu si elle (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes II 4 | Celui qui aime une servante
22 janvier 2013, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 20 | Simple amitié
19 mai 2012, par Danielle CarlèsTu boiras dans des canthares ordinaires un simple vin de Sabine, mais mis par moi en réserve dans une amphore grecque le jour où l’on t’a fait au théâtre un tel applaudissement,
chevalier, mon cher Mécène, que des rives du fleuve de tes pères jusqu’au mont Vatican un même écho joyeusement répétait tes louanges.
Le Cécube et la grappe foulée au pressoir de Calès, tu en boiras, mais chez moi ni les cépages de Falerne, ni les coteaux de Formies ne composent les coupes.
Lecture avec le (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius (2)
24 janvier 2013, par Danielle CarlèsSeptimius, prêt à partir avec moi pour Gadès, chez les Cantabres rebelles à notre joug, vers les Syrtes barbares, où sans cesse bouillonne l’onde Maurétanienne,
Puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse. Il convient à un homme lassé de la mer, des voyages et de la guerre.
Mais si les Parques hostiles me l’interdisent je gagnerai le calme fleuve de Galèse, ses brebis emmaillotées, la terre où régna le Laconien Phalanthe.
Ce petit coin de la terre (…) -
Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle CarlèsSi une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…) -
Horace, Odes III 22 | Diane
24 septembre 2014, par Danielle CarlèsGardienne des monts et des bois, vierge, qui les femmes en travail d’enfant, trois fois appelée, entends et arraches à la mort, déesse au triple aspect, par-dessus ma villa, ce pin te sois dédié, à qui, heureux, chaque fin d’année, d’un verrat se préparant au coup oblique le sang je donnerai. Lecture avec le texte latin
Gardienne des monts et des bois, vierge,
Montium custos nemorumque uirgo,
qui les femmes en travail d’enfant,
quae laborantis utero puellas (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ?
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros vas-tu célébrer, sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ? Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par amusement le nom,
dans les régions ombragées de l’Hélicon 5 ou sur le Pinde ou dans l’Hémus glacé, dont les forêts impulsivement avaient suivi le beau chanteur Orphée,
qui suspendait au vol, avec l’art de sa mère, le cours rapide des fleuves, le passage des vents, 10 que la douceur sonore de ses cordes faisait entendre des chênes.
Pourrai-je dire (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure (2)
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas,
toi, avisé façonneur de l’humain brut tout
juste né par les sons de la voix et par le
travail harmonieux du corps
je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement
toi, enfant autrefois par malice tu lui as
caché ses bœufs, il gronde de la voix : si
tu ne les rends pas… mais hop ! et plus de
carquois, et rire d’Apollon (…) -
Horace, Chant Séculaire
1er avril 2015, par Danielle CarlèsPhébus et, souveraine des forêts, Diane, clair ornement du ciel, ô vous adorables, toujours adorés, exaucez nos prières dans le temps sacré
prescrit par les versets sibyllins afin que jeunes filles choisies et purs garçonnets pour les dieux à qui ont plu les sept collines, redisent un chant.
Alme Soleil au char brillant, qui le jour produis et cèles, et toujours autre et même renais, puisses-tu ne rien voir qui la ville de Rome surpasse.
Bonne, tu ouvres à terme le (…) -
Horace, Odes III 16 | Ceux qui ne désirent rien
7 septembre 2014, par Danielle CarlèsEnfermée, Danaé, une tour d’airain, les portes de chêne rouvre et la veille des chiens, sentinelles impitoyables, étaient de force à la protéger contre un amant de la nuit,
si Acrisius toutefois, de la vierge dissimulée le geôlier rempli de peur, Jupiter et Vénus n’avaient berné : oui, un chemin sans danger s’ouvrirait au dieu transformé en précieuse monnaie.
L’or se fait un chemin au milieu de la garde et transperce les murs de pierres, il aime ça, plus puissant qu’un (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…)