Mercure, car ton élève obéissant, maître, fit mouvoir, Amphion, des pierres avec son chant, et toi, carapace, à faire sonner les sept cordes exercée,
muette jadis et sans prestige, mais aujourd’hui aux tables des riches agréée ainsi que dans les temples, dites les airs auxquels Lydé prêterait attentive ses oreilles têtues,
elle qui, semblable à la pouliche dans l’espace des plaines, joue bondissante et craint d’être approchée, vierge de toutes noces et froide encore au (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes III 11 | La gloire de mentir
31 août 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 20 | Simple amitié
19 mai 2012, par Danielle CarlèsTu boiras dans des canthares ordinaires un simple vin de Sabine, mais mis par moi en réserve dans une amphore grecque le jour où l’on t’a fait au théâtre un tel applaudissement,
chevalier, mon cher Mécène, que des rives du fleuve de tes pères jusqu’au mont Vatican un même écho joyeusement répétait tes louanges.
Le Cécube et la grappe foulée au pressoir de Calès, tu en boiras, mais chez moi ni les cépages de Falerne, ni les coteaux de Formies ne composent les coupes.
Lecture avec le (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius (2)
24 janvier 2013, par Danielle CarlèsSeptimius, prêt à partir avec moi pour Gadès, chez les Cantabres rebelles à notre joug, vers les Syrtes barbares, où sans cesse bouillonne l’onde Maurétanienne,
Puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse. Il convient à un homme lassé de la mer, des voyages et de la guerre.
Mais si les Parques hostiles me l’interdisent je gagnerai le calme fleuve de Galèse, ses brebis emmaillotées, la terre où régna le Laconien Phalanthe.
Ce petit coin de la terre (…) -
Horace, Odes III 8 | Laisse les choses graves !
4 novembre 2013, par Danielle CarlèsNon marié qu’ai-je à fêter aux Calendes de Mars, que veulent dire les fleurs et la boîte d’encens et le charbon, t’étonnes-tu, déposé sur un autel de gazon frais,
toi qui sais parler couramment l’une et l’autre langue. J’avais fait le vœu d’un repas fin et d’un bouc blanc à Liber le jour où j’ai failli mourir à cause de la chute d’un arbre.
Ce jour de fête, l’année y revenant, fera sauter le bouchon de liège scellé à la poix d’une amphore mise à boire la fumée sous le consulat de (…) -
Horace, Odes II 8 | La belle menteuse
28 janvier 2013, par Danielle CarlèsSi une seule fois en punition d’un serment violé, Bariné, tu étais devenue plus laide ne fût-ce que d’une dent noircie, ne fût-ce que d’un ongle abîmé,
je te croirais, mais dès que tu as promis, jurant sur ta tête perfide, tu resplendis, plus belle encore, et tu deviens en public l’obsession de tous les jeunes gens.
Cela te réussit de tromper les cendres de ta mère sous leur couvercle et les astres muets de la nuit, le ciel tout entier, les dieux épargnés par la mort glacée.
Cela fait (…) -
Horace, Odes IV 11 | de mes amours l’achèvement
18 février 2015, par Danielle CarlèsIl y a chez moi, dépassant les neuf années de garde, une jarre pleine d’Albe, il y a dans mon jardin, Phyllis, de l’ache pour être tressée dans les couronnes, il y a de mon lierre
à foison, qui, cheveux relevés, t’illuminera.5 Riante est ma maison d’argenterie. L’autel de vierges rameaux est noué, avide que par le sacrifice d’un agneau on l’arrose.
L’ensemble de la maisonnée s’active, ici et là, on court de tous côtés, garçons et filles mélangés.10 Les flammes (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…) -
Horace, Odes IV 2 | Émule de Pindare
16 janvier 2015, par Danielle CarlèsDe Pindare qui aspire à être l’émule, Jullus, sur des ailes de cire avec l’aide de Dédale s’appuie, finissant par donner à la vitreuse mer son nom.
Comme un torrent dévalant la montagne, que les pluies5 ont grossi bien au-dessus des rives coutumières, bouillonne et sans limites se précipite Pindare, bouche profonde,
du laurier d’Apollon digne d’être gratifié, soit qu’au long d’audacieux dithyrambes10 des mots inédits il roule et s’emporte en mesures affranchies des (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ? (2)
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros veux-tu célébrer ?
Sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ?
Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par
jeu amusement le nom
dans les régions ombragées de l’Hélicon ou
sur le Pinde ou sur l’Hémus toujours glacé
dont la forêt impulsivement avait suivi le
beau chant d’Orphée.
Avec l’art de sa mère il suspendait au vol
les fleuves rapides et le passage du vent,
la douceur sonore de ses cordes le faisait
entendre des chênes.
Puis-je dire un seul (…) -
Horace, Odes III 27 | Europe
15 août 2013, par Danielle CarlèsLes impies, que le chant répété de l’orfraie soit un signe qui les guide et une chienne pleine ou, déboulant du pays de Lanuvium, une louve fauve, ou une renarde qui met bas,
et qu’un serpent puisse annuler leur projet de voyage, si venant couper la route comme une flèche il a effrayé les chevaux ! Moi, quelqu’un pour qui je m’inquiète, augure circonspect,
avant que ne regagne ses marais d’eaux stagnantes l’oiseau annonciateur des orages imminents, ma prière suscitera la voix prophétique (…)