Albius, quand tu penses à la méchanceté de Glycère, ne pleure pas trop fort et ne rabâche pas tes larmoyantes élégies au prétexte qu’elle trahit sa foi en te préférant un plus jeune que toi.
Lycoris, si plaisante avec son front délicat, se consume d’amour pour Cyrus, qui l’évite et ne veut voir que l’orageuse Phloé. Mais les chèvres iront se marier avec les loups de l’Apulie
avant que Phloé ne succombe à un adultère indigne d’elle. C’est le bon vouloir de Vénus qui aime jouer à ce jeu (…)
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strophes asclépiades
Articles
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Horace, Odes I 33 | L’ironie de Vénus
8 juin 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 12 | Exigences et consentement
6 mars 2013, par Danielle CarlèsNon, le voudrais-tu, la longue guerre de la farouche Numance, le rude Hannibal et la mer de Sicile pourpre du sang punique ne s’accordent pas aux modes langoureux de la cithare
ni les Lapithes enragés et, sous l’emprise d’un excès de vin, Hylée, ou la soumission, grâce à la force d’Hercule, des Fils de la Terre, dont le péril fit chanceler la maison éblouissante
du vieux Saturne. Toi, en prose tu pourras faire l’histoire des combats de César, Mécène, il vaut mieux, et, conduits par les (…) -
Horace, Odes III 13 | O fons Bandusiae
29 octobre 2011, par Danielle CarlèsÔ source de Bandusie, plus claire que du verre, digne du vin si doux, digne des fleurs aussi, demain tu auras l’offrande d’un chevreau au front gonflé des cornes naissantes qui le désignent pour l’amour et les duels. Mais il n’en saura rien, car pour toi il va rougir de son sang le fil de l’eau glacée, ce rejeton d’un folâtre troupeau. Le feu de la canicule au pire de la saison ne parvient pas à t’atteindre, ta fraîcheur agréable s’offre aux taureaux après l’effort de la charrue et au (…)
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Horace, Odes III 13 | O fons Bandusiae (2)
25 janvier 2012, par Danielle CarlèsÔ source de Bandusie claire si transparen te plus que du verre hommage à toi du vin sans mélange hommage des fleurs demain en offrande tu recevras un chevreau au front enflé par la poussée des cornes nouvelles qui le destinent aux combats et à l’amour mais il ne saura pas ne verra rien car il te rougira demain de son sang dans le cou rant de l’eau glacée enfant d’un troupeau insouciant et joyeux au pire de la saison la canicule embrasée est impuissante à te toucher tu offres ta fraîcheur si (…)
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Horace, Odes I 5 | Naufrage de l’amour (2)
24 avril 2012, par Danielle CarlèsQuel enfant gracieux te couvre de roses, s’inonde
de parfum et devient plus pressant à l’abri d’une
grotte propice, Pyrrha ? Pour
qui attaches-tu ta chevelure blonde
avec une élégante simplicité ? Hélas ! si souvent
il pleurera ta fidélité et les dieux changeants !
s’étonnera ingénument de voir
la mer hérissée par les vents noirs
lui qui maintenant se croit riche de tout l’or de
ta beauté, disponible pour toujours, aimable pour
toujours, ignorant les sautes
de la brise. (…) -
Horace, Odes I 24 | Deuil
25 mai 2012, par Danielle CarlèsRespecter la pudeur, la mesure, comment faire avec le regret d’un être tant aimé ? Apprends-moi les chants de deuil, Melpomène, toi dont la voix est claire, don de ton père avec la cithare.
Ainsi c’est vrai, sur Quintilius pèse l’interminable sommeil. La Pudeur et, sœur de la Justice, la Bonne Foi incorruptible, la nue Vérité, quand lui trouveront-elles un égal ?
Nombreux sont les gens de bien à qui sa mort arrache des larmes, mais à personne plus de larmes qu’à toi, Virgile. En vain ta (…) -
Horace, Odes I 5 | Naufrage de l’amour
24 avril 2012, par Danielle CarlèsQuel enfant gracile inondé de parfum te couvre de roses et devient plus pressant à l’abri d’une grotte propice, Pyrrha ? Pour qui attaches-tu ta chevelure blonde
avec tant d’élégance et de simplicité ? Bien des fois, hélas, il versera des larmes, car ta foi est changeante et les dieux sont changeants ! il s’étonnera de voir la mer se hérisser sous un vent chargé de noirceur, sans jamais s’y attendre !
Lui qui maintenant s’imagine être riche de tout l’or de ta beauté, lui qui pour (…) -
Horace, Odes I 15 | La prophétie de Nérée
9 mai 2012, par Danielle CarlèsLe berger traversait la mer sur ses vaisseaux de l’
Ida avec Hélène son hôtesse, enlevée par traîtrise.
Nérée fit tomber un calme intempestif sur les vents
impétueux, pour prophétiser l’
implacable destin : « Funestes auspices, tu conduis
chez toi une épouse que viendra rechercher la Grèce
avec une grande armée, liguée pour rompre tes noces
et l’antique royaume de Priam.
Hélas, hélas, tant de sueur sur les chevaux sur les
hommes ! Tant de morts pour les enfants de Dardanus (…) -
Horace, Odes IV 12 | Délirons un peu !
25 février 2015, par Danielle CarlèsDéjà, cortège du printemps, donnant tempérance à la mer, mettent les voiles en mouvement les airs qui soufflent de la Thrace, déjà ni les prés ne sont plus transis, ni les fleuves ne grondent plus, enflés de neige hivernale.
Elle fait son nid en pleurant Itys avec grande tristesse,5 oiseau de mauvaise fortune et de la maison de Cécrops éternel opprobre, d’avoir si affreusement des barbares passions de rois tiré vengeance.
Ils disent parmi les tendres herbages, surveillant (…) -
Horace, Odes I 21 | Frère et soeur
21 mai 2012, par Danielle CarlèsDiane, chantez Diane, vierges, jeunes filles !
chantez, enfants, le dieu du Cynthe le chevelu
et Latone, l’aimée du Très-haut,
l’aimée intensément du grand Jupiter !
vous, elle, heureuse des fleuves, de la toison
de bois émergeant des glaces de l’Algide, dans
les noires forêts de l’Érymanthe
dans les forêts verdoyantes du Cragus,
vous, en même nombre, louez le Tempé, voix des
garçons, et Délos lieu de naissance d’Apollon,
l’épaule célèbre par le carquois
l’épaule à la (…)
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