Tu ne vois pas ce que tu risques à enlever, Pyrrhus, ses petits à une lionne gétule ? Tu ne tarderas pas à fuir de durs combats, ravisseur sans audace,
lorsque, forçant les rangs des garçons attroupés, elle viendra te réclamer son beau Néarque. Sublime enjeu, si à toi la proie cèdera ou la choisira, elle.
Entre temps, pendant que tes flèches agiles tu exhibes, qu’elle aiguise ses dents redoutables, l’arbitre du combat a déposé par terre, sous son pied nu, la palme, (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes III 20 | Le beau Néarque
17 septembre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup
9 janvier 2012, par Danielle CarlèsUn homme à la vie sans faille et pur de tout crime n’a nul besoin de javelots africains, ni d’un arc, ni de flèches empoisonnées plein son carquois, Fuscus,
même s’il s’apprête à traverser les golfes houleux des Syrtes ou le Caucase inhospitalier ou ces régions que vient lécher l’Hydaspe légendaire.
Car j’étais, moi, dans la forêt sabine et je chantais Lalagué. Dans mon insouciance j’allais à l’aventure hors des sentiers battus, et un loup a pris la fuite devant moi sans une arme. (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas, toi qui as su, dieu avisé, former les premiers hommes sauvages à l’usage de la parole et à la pratique des beaux exercices de la palestre,
ce poème est pour toi, messager du grand Jupiter et messager des dieux, père de la lyre aux courbes rondes, toi plein de ruse qui voles en te jouant tout ce qui te plaît et le fait disparaître.
Tout enfant jadis Apollon te menaçait d’une voix terrible, si tu refusais de rendre les bœufs que par malice tu lui (…) -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius
1er janvier 2012, par Danielle CarlèsSeptimius, tu serais prêt à m’accompagner jusqu’à Gadès, jusque chez les Cantabres qui ne connaissent pas le poids de notre joug, jusqu’aux Syrtes barbares où bouillonne sans cesse l’onde Maurétatienne,
mais puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse, puisse-t-il être le terme, car je suis fatigué de la mer, des voyages et de la guerre.
Et si les Parques hostiles m’en tiennent éloigné, alors je gagnerai le calme fleuve de Galèse, où l’on met des (…) -
Horace, Odes II 16 | Avec le mépris des envieux vulgaires
13 mars 2013, par Danielle CarlèsLe calme, demande au dieux celui qui au large est surpris sur la mer Égée à l’instant où un nuage noir ensevelit la lune et que s’éteignent les étoiles qui guident les marins,
le calme, la guerrière Thrace dans la fureur du combat le calme, les Mèdes équipés du carquois, Grosphus, que les pierres précieuses, la pourpre ou l’or ne peuvent acheter,
car ni les trésors, ni un licteur consulaire ne tiennent éloigné le mal-être tumultueux de l’esprit et les soucis voltigeant sous les plafonds (…) -
Horace, Odes I 10 | Mercure (2)
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas,
toi, avisé façonneur de l’humain brut tout
juste né par les sons de la voix et par le
travail harmonieux du corps
je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement
toi, enfant autrefois par malice tu lui as
caché ses bœufs, il gronde de la voix : si
tu ne les rends pas… mais hop ! et plus de
carquois, et rire d’Apollon (…) -
Horace, Odes II 4 | Celui qui aime une servante
22 janvier 2013, par Danielle CarlèsTu n’as pas à rougir d’aimer une servante, Xanthias de Phocide. Jadis, si fier qu’il fût, l’esclave Briséis avec son teint de neige émut le cœur d’Achille,
émut celui d’Ajax fils de Télamon la beauté de Tecmesse, captive et lui son maître. L’Atride s’enflamma au milieu du triomphe pour la vierge enlevée
après la défaite des escadrons barbares sous le vainqueur Thessalien, quand la fin d’Hector facilita la chute et malgré leur fatigue aux Grecs livra Pergame.
Et qu’en sais-tu si elle (…) -
Horace, Odes I 25 | Vengeance
26 mai 2012, par Danielle CarlèsIls se font plus rares les jeunes gens effrontés qui venaient à ta fenêtre fermée l’ébranler à force de projectiles, ils ne volent plus ton sommeil, et ta porte se prend à aimer le seuil,
complaisante autrefois à tourner retourner sur ses gonds. Ce refrain, tu l’entends de moins en moins : « Tout à toi je me meurs de longues nuits durant, et, Lydia, tu dors ? »
Ton tour viendra, vieille femme et méprisée des galants, tu pleureras dans la solitude d’une ruelle, fétu au vent de Thrace (…) -
Horace, Odes III 18 | Faunus
11 septembre 2014, par Danielle CarlèsFaunus, amoureux des nymphes qui s’enfuient, sur mon domaine et mes champs ensoleillés, clément puisses-tu venir, et repartir aux nouveaux- nés favorable,
si un tendre chevreau on t’immole, l’année accomplie, et qu’abondants ne te manquent pas, complice de Vénus, les vins dans le cratère, que le vieil autel à profusion fume d’odeurs.
Dans la campagne en herbe s’ébat la moindre bête, quand pour toi reviennent les nones de décembre, c’est jour de fête, aux prés se repose le (…) -
Horace, Odes III 14 | César revient victorieux
4 septembre 2014, par Danielle CarlèsLui dont hier encore on disait qu’à la façon d’Hercule, ô plèbe ! il allait rechercher le laurier que l’on paie de sa mort, César après l’Espagne retrouve ses pénates, revenu victorieux de là-bas.
Que l’épouse dont le bonheur est dans son seul mari s’avance, ayant accompli les légitimes sacrifices, et la sœur de l’illustre chef et, parées comme il convient de la bandelette des suppliants,
les mères des jeunes femmes et des jeunes gens fraîchement soustraits au danger. Vous, (…)