C’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 20 | Le beau Néarque
17 septembre 2014, par Danielle CarlèsTu ne vois pas ce que tu risques à enlever, Pyrrhus, ses petits à une lionne gétule ? Tu ne tarderas pas à fuir de durs combats, ravisseur sans audace,
lorsque, forçant les rangs des garçons attroupés, elle viendra te réclamer son beau Néarque. Sublime enjeu, si à toi la proie cèdera ou la choisira, elle.
Entre temps, pendant que tes flèches agiles tu exhibes, qu’elle aiguise ses dents redoutables, l’arbitre du combat a déposé par terre, sous son pied nu, la palme, (…) -
Horace, Odes I 25 | Vengeance
26 mai 2012, par Danielle CarlèsIls se font plus rares les jeunes gens effrontés qui venaient à ta fenêtre fermée l’ébranler à force de projectiles, ils ne volent plus ton sommeil, et ta porte se prend à aimer le seuil,
complaisante autrefois à tourner retourner sur ses gonds. Ce refrain, tu l’entends de moins en moins : « Tout à toi je me meurs de longues nuits durant, et, Lydia, tu dors ? »
Ton tour viendra, vieille femme et méprisée des galants, tu pleureras dans la solitude d’une ruelle, fétu au vent de Thrace (…) -
Horace, Odes II 16 | Avec le mépris des envieux vulgaires
13 mars 2013, par Danielle CarlèsLe calme, demande au dieux celui qui au large est surpris sur la mer Égée à l’instant où un nuage noir ensevelit la lune et que s’éteignent les étoiles qui guident les marins,
le calme, la guerrière Thrace dans la fureur du combat le calme, les Mèdes équipés du carquois, Grosphus, que les pierres précieuses, la pourpre ou l’or ne peuvent acheter,
car ni les trésors, ni un licteur consulaire ne tiennent éloigné le mal-être tumultueux de l’esprit et les soucis voltigeant sous les plafonds (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux
22 décembre 2011, par Danielle CarlèsO Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse Chypre que tu aimes, viens habiter le joli sanctuaire de Glycère. Elle t’appelle et fait brûler beaucoup d’encens. Que viennent bien vite avec toi l’enfant des désirs brûlants, et les Grâces aux ceintures dénouées, les Nymphes et la Jeunesse, sans toi moins séduisante, et que vienne Mercure.
Texte latin
O Venus regina Cnidi Paphique,
sperne dilectam Cypron et uocantis
ture te multo Glyceræ decoram
transfer in aedem.
Feruidus tecum (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ? (2)
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros veux-tu célébrer ?
Sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ?
Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par
jeu amusement le nom
dans les régions ombragées de l’Hélicon ou
sur le Pinde ou sur l’Hémus toujours glacé
dont la forêt impulsivement avait suivi le
beau chant d’Orphée.
Avec l’art de sa mère il suspendait au vol
les fleuves rapides et le passage du vent,
la douceur sonore de ses cordes le faisait
entendre des chênes.
Puis-je dire un seul (…) -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Horace, Odes III 11 | La gloire de mentir
31 août 2014, par Danielle CarlèsMercure, car ton élève obéissant, maître, fit mouvoir, Amphion, des pierres avec son chant, et toi, carapace, à faire sonner les sept cordes exercée,
muette jadis et sans prestige, mais aujourd’hui aux tables des riches agréée ainsi que dans les temples, dites les airs auxquels Lydé prêterait attentive ses oreilles têtues,
elle qui, semblable à la pouliche dans l’espace des plaines, joue bondissante et craint d’être approchée, vierge de toutes noces et froide encore au (…) -
Horace, Odes III 27 | Europe
15 août 2013, par Danielle CarlèsLes impies, que le chant répété de l’orfraie soit un signe qui les guide et une chienne pleine ou, déboulant du pays de Lanuvium, une louve fauve, ou une renarde qui met bas,
et qu’un serpent puisse annuler leur projet de voyage, si venant couper la route comme une flèche il a effrayé les chevaux ! Moi, quelqu’un pour qui je m’inquiète, augure circonspect,
avant que ne regagne ses marais d’eaux stagnantes l’oiseau annonciateur des orages imminents, ma prière suscitera la voix prophétique (…) -
Horace, Odes III 14 | César revient victorieux
4 septembre 2014, par Danielle CarlèsLui dont hier encore on disait qu’à la façon d’Hercule, ô plèbe ! il allait rechercher le laurier que l’on paie de sa mort, César après l’Espagne retrouve ses pénates, revenu victorieux de là-bas.
Que l’épouse dont le bonheur est dans son seul mari s’avance, ayant accompli les légitimes sacrifices, et la sœur de l’illustre chef et, parées comme il convient de la bandelette des suppliants,
les mères des jeunes femmes et des jeunes gens fraîchement soustraits au danger. Vous, (…)