Mercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas, toi qui as su, dieu avisé, former les premiers hommes sauvages à l’usage de la parole et à la pratique des beaux exercices de la palestre,
ce poème est pour toi, messager du grand Jupiter et messager des dieux, père de la lyre aux courbes rondes, toi plein de ruse qui voles en te jouant tout ce qui te plaît et le fait disparaître.
Tout enfant jadis Apollon te menaçait d’une voix terrible, si tu refusais de rendre les bœufs que par malice tu lui (…)
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strophes sapphiques
Articles
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Horace, Odes I 10 | Mercure
30 avril 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes II 6 | à son ami Septimius
1er janvier 2012, par Danielle CarlèsSeptimius, tu serais prêt à m’accompagner jusqu’à Gadès, jusque chez les Cantabres qui ne connaissent pas le poids de notre joug, jusqu’aux Syrtes barbares où bouillonne sans cesse l’onde Maurétatienne,
mais puisse Tibur fondée par un colon d’Argos être le lieu où séjournera ma vieillesse, puisse-t-il être le terme, car je suis fatigué de la mer, des voyages et de la guerre.
Et si les Parques hostiles m’en tiennent éloigné, alors je gagnerai le calme fleuve de Galèse, où l’on met des (…) -
Horace, Odes III 16 | Ceux qui ne désirent rien
7 septembre 2014, par Danielle CarlèsEnfermée, Danaé, une tour d’airain, les portes de chêne rouvre et la veille des chiens, sentinelles impitoyables, étaient de force à la protéger contre un amant de la nuit,
si Acrisius toutefois, de la vierge dissimulée le geôlier rempli de peur, Jupiter et Vénus n’avaient berné : oui, un chemin sans danger s’ouvrirait au dieu transformé en précieuse monnaie.
L’or se fait un chemin au milieu de la garde et transperce les murs de pierres, il aime ça, plus puissant qu’un (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…) -
Horace, Odes IV 2 | Émule de Pindare
16 janvier 2015, par Danielle CarlèsDe Pindare qui aspire à être l’émule, Jullus, sur des ailes de cire avec l’aide de Dédale s’appuie, finissant par donner à la vitreuse mer son nom.
Comme un torrent dévalant la montagne, que les pluies5 ont grossi bien au-dessus des rives coutumières, bouillonne et sans limites se précipite Pindare, bouche profonde,
du laurier d’Apollon digne d’être gratifié, soit qu’au long d’audacieux dithyrambes10 des mots inédits il roule et s’emporte en mesures affranchies des (…) -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Horace, Odes I 12 | Quel homme ? Quel héros ? Quel dieu ?
3 mai 2012, par Danielle CarlèsQuel homme ? Quel héros vas-tu célébrer, sur la lyre ou la flûte aigrelette, Clio ? Quel dieu ? dont l’écho dira et redira par amusement le nom,
dans les régions ombragées de l’Hélicon 5 ou sur le Pinde ou dans l’Hémus glacé, dont les forêts impulsivement avaient suivi le beau chanteur Orphée,
qui suspendait au vol, avec l’art de sa mère, le cours rapide des fleuves, le passage des vents, 10 que la douceur sonore de ses cordes faisait entendre des chênes.
Pourrai-je dire (…) -
Horace, Odes II 4 | Celui qui aime une servante
22 janvier 2013, par Danielle CarlèsTu n’as pas à rougir d’aimer une servante, Xanthias de Phocide. Jadis, si fier qu’il fût, l’esclave Briséis avec son teint de neige émut le cœur d’Achille,
émut celui d’Ajax fils de Télamon la beauté de Tecmesse, captive et lui son maître. L’Atride s’enflamma au milieu du triomphe pour la vierge enlevée
après la défaite des escadrons barbares sous le vainqueur Thessalien, quand la fin d’Hector facilita la chute et malgré leur fatigue aux Grecs livra Pergame.
Et qu’en sais-tu si elle (…) -
Horace, Odes II 10 | D’or est le juste milieu
14 février 2013, par Danielle CarlèsTa vie sera meilleure, Licinius, de ne pas
tracer toujours au large ni par horreur de
la tempête de pousser prudemment trop près
d’une côte dangereuse.
D’or est le juste milieu et qui le choisit
est à l’abri, échappe au sordide d’un toit
malpropre, échappe par sa mesure à l’envie
que suscite un palais.
Plus tourmenté par les vents est l’immense
pin et d’une chute plus lourde tombent les
plus hautes tours, les éclairs frappent au
sommet de la montagne.
Il espère dans (…)