Preste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 17 | Noblesse de Lamia
9 septembre 2014, par Danielle CarlèsAelius dont la noblesse part de l’archaïque Lamus, puisque les premiers Lamia d’après lui, rapporte-t-on, furent nommés, et de leurs descendants toutes les générations au long de la mémoire des fastes,
de ce fondateur tu tires ton origine, qui, les remparts de Formies, nous dit-on, le premier, qui, aux pieds de Marica se déversant sur le rivage, le Liris posséda,
roi d’un vaste royaume. Demain le bois de feuilles nombreuses, le rivage d’une algue inutile la tempête (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Odes II 13 | à l’arbre qui a failli me tuer
8 mars 2013, par Danielle CarlèsIl t’a planté un jour néfaste, oui, le premier, quel qu’il soit, et d’une main sacrilège t’a fait pousser, arbre, pour la ruine de sa postérité et la honte de son village.
Celui-là, je croirais bien qu’il avait brisé le cou de son père et sur ses Pénates répandu la nuit le sang de son hôte. Celui-là, en poisons de Colchide
et en tout ce qu’on imagine quelque part d’interdit, il fut expert, celui qui t’a installé dans mon champ, ah, bois de malheur, destiné à tomber un jour sur la tête de (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse le Soracte blanc de toute cette épaisseur de neige, et comme les forêts souffrent, ne supportent plus le poids, et les fleuves se sont figés, pris par la glace vive. Dissipe le froid en remettant plus de bois dans le feu et montre-toi plus généreux avec ce vin vieux de quatre ans tiré de l’amphore sabine à deux anses, ô Thaliarque. Tout le reste, laisse les dieux s’en occuper. Quand ils ont calmé la guerre que font les vents sur la mer fiévreuse, au même instant (…)
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Horace, Odes II 9 | Chantons les trophées d’Auguste César
12 février 2013, par Danielle CarlèsLa pluie ne coule pas toujours des nuages sur les champs hérissés et même la mer Caspienne, les rudes tempêtes ne la tourmentent pas sans trêve et dans les contrées d’Arménie non plus,
Valgius mon ami, la glace inerte ne dure pas tous les mois de l’année, ni sous les Aquilons ne souffrent les chênes du Garganus et se dépouillent de leurs feuilles les frênes.
Mais toi toujours tu presses de vers mélancoliques Mystès ôté par la mort. Ni quand Vesper se lève ne s’éloignent de toi tes (…) -
Horace, Odes II 5 | Le raisin trop vert
23 janvier 2013, par Danielle CarlèsIl est trop tôt pour soumettre sa nuque au joug, elle ne peut pas encore le supporter, ni égaler à la tâche son compagnon, ni soutenir le poids du taureau se ruant à la saillie.
Elle n’a en tête que les vertes prairies, ta génisse : tantôt se rafraîchir à la rivière de la chaleur pesante, tantôt dans la saulaie humide jouer avec les veaux,
voilà tout ce qu’elle désire. Renonce à la tentation du raisin trop vert. Déjà pour toi l’automne chamarré nuance le bleu des grappes d’une teinte de (…) -
Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum (2)
18 juin 2012, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le
sol de notre pied libéré, maintenant apprêter le
coussin des dieux, offrir des
banquets de Saliens, il était temps, amis !
Avant ce jour, il aurait été sacrilège de sortir
un vieux Cécube de la réserve, avec cette reine,
son projet délirant de ruiner
le Capitole, de sonner le glas de l’empire,
accompagnée de ce troupeau infect, de ces hommes
répugnants et malades, jetée sans frein dans une
espérance infinie, ivre d’une (…) -
Horace, Odes II 11 | Des projets pour l’éternité
16 février 2013, par Danielle CarlèsLes intentions du Cantabre belliqueux et du Scythe, Quinctius Hirpinus, dont la barrière de l’Adriatique nous sépare, laisse de côté ces questions et à t’agiter ne passe pas
ta vie, quand elle réclame si peu. Derrière nous fuit la jeunesse, sa peau douce et sa beauté, la sèche blancheur repousse le gai libertinage et le sommeil facile.
Les fleurs n’ont pas toujours le même éclat qu’au printemps et la lune rougeoyante ne brille pas d’un seul visage. À quoi bon de projets pour l’éternité (…)