Ne crois surtout pas qu’ils passeront, ces mots que, né au bord de l’Aufide aux longs échos, en des formes jusqu’alors inouïes je dis, recherchant l’association des cordes.
Non, si au Méonien revient le premier rang,5 Homère, ne se taisent pas les pindariques, les céennes, d’Alcée les menaçantes ou de Stésichore les nobles Camènes,
et le moindre badinage d’Anacréon, le temps n’a rien détruit. L’amour respire encore10 et sont vivantes les ardeurs confiées à la lyre par (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 9 | Éloge de Lollius
15 février 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes IV 14 | La gloire d’Auguste
16 mars 2015, par Danielle CarlèsQuelle attention des Pères ou quelle attention des Quirites, parachevant la liste des hommages rendus, tes mérites, Auguste, à travers le temps dans les inscriptions et la mémoire des fastes
immortalisera, ô, sur toute terre habitée5 qu’illumine le soleil, le plus éminent des princes, toi, qu’exempts de la loi latine, les Vindélices viennent à présent de reconnaître,
éprouvant ce qu’avec Mars tu pouvais ? Car sous tes ordres Drusus a mis les Génaunes, ce peuple (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes III 1 | Odieux m’est le profane vulgaire
12 avril 2013, par Danielle Carlèsodieux m’est le profane vulgaire et je l’écarte
recueillez-vous je chante des chants auparavant
inouïs prêtre du culte des Muses
pour les jeunes vierges les jeunes garçons
le pouvoir terrible des rois s’exerce sur leurs
propres troupeaux sur les rois celui de Jupiter
illustre triomphateur des Géants
donnant d’un sourcil le branle à l’univers
un tel peut aligner ses plants dans des sillons
plus larges qu’un tel un candidat mieux né peut
descendre au Champ de Mars et un (…) -
Horace, Odes IV 4 | Drusus
27 janvier 2015, par Danielle CarlèsTel de la foudre le serviteur ailé, à qui le roi des dieux la royauté sur les oiseaux vagabonds confia, ayant éprouvé sa fidélité, Jupiter, à l’égard du blond Ganymède,
qu’un jour sa jeunesse et une ancestrale vigueur5 hors du nid ont porté, novice face aux épreuves, et au printemps, nuages éloignés, à des efforts jusque-là inconnus ont initié
les vents, avec un sentiment de peur, puis bientôt sur les bergeries a fait plonger en ennemi un puissant instinct vital,10 (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le sol en cadence, libres d’entraves ! Maintenant, il était grand temps, disposons des coussins pour les dieux, partageons avec eux un banquet de Saliens, mes amis ! Avant aujourd’hui il nous était interdit de faire monter de la réserve un vieux Cécube, tant que cette reine entretenait le projet délirant d’abattre le Capitole, de sonner le glas de l’empire, avec ces hommes répugnants, ce troupeau infect. Son espérance était sans borne, toute à (…)
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Horace, Odes I 29 | Changement de carrière
2 juin 2012, par Danielle CarlèsIccius, voilà qu’aujourd’hui tu lorgnes sur les trésors de l’Arabie heureuse et que tu prépares une rude campagne contre les rois de Saba jusqu’à ce jour invaincus, et pour le Mède terrifiant
tu forges des chaînes ? Laquelle de ces vierges barbares après le meurtre de son fiancé deviendra ton esclave ? Quel enfant enlevé au palais cheveux parfumés se verra confier le cyathe,
lui qui a appris à tendre les flèches des Sères sur l’arc paternel ? Qui niera que les torrents entraînés à (…) -
Horace, Odes II 17 | L’autre moitié de mon âme
15 mars 2013, par Danielle CarlèsPourquoi ces plaintes qui me coupent le souffle ? Ni les dieux, ni moi n’aimons que le premier tu puisses partir, Mécène, sublime gloire et colonne de ma fortune.
Ah toi, la moitié de mon âme, si t’emporte trop tôt un coup du sort, comment rester là, moi l’autre moitié, et survivre, moins précieux et estropié ? Ce jour-là de tous les deux
signera la perte. Ce n’est pas un serment en l’air que je viens de prononcer : je m’en irai, oui, je m’en irai, quoi qu’il en soit, si tu me précèdes, (…) -
Horace, Odes II 15 | Nos ouvrages d’un luxe royal
12 mars 2013, par Danielle CarlèsNos ouvrages d’un luxe royal sont en passe de ne laisser
que peu d’arpents à la charrue, partout bientôt on verra
des étangs de plus vaste dimension que
le lac Lucrin et le platane interdit de mariage
supplantera les ormeaux. Alors les violettes et le myrte
et tout ce qui a pouvoir de flatter les narines dans les
oliveraies répandront leurs parfums là
où étaient les fruits sous le maître précédent.
Alors les lauriers de leurs rameaux touffus feront écran
à la chaleur qui (…) -
Horace, Odes III 23 | Sacrifices
27 septembre 2014, par Danielle CarlèsSi vers le ciel paumes tournées tu lèves tes mains à la lune naissante, paysanne Phidyle, si d’encens tu rassasies, et des dernières moissons, tes Lares, et d’une truie gloutonne,
des miasmes de l’Africus ne souffrira pas ta vigne fertile, ni ton blé de la desséchante rouille, ni les tendres nourrissons du temps lourd à la saison des fruits.
Oui, la bête qui pâture sur l’Algide neigeux, vouée au sacrifice, au milieu des chênes et des yeuses, ou qui grandit dans les prés (…)