Ne crois surtout pas qu’ils passeront, ces mots que, né au bord de l’Aufide aux longs échos, en des formes jusqu’alors inouïes je dis, recherchant l’association des cordes.
Non, si au Méonien revient le premier rang,5 Homère, ne se taisent pas les pindariques, les céennes, d’Alcée les menaçantes ou de Stésichore les nobles Camènes,
et le moindre badinage d’Anacréon, le temps n’a rien détruit. L’amour respire encore10 et sont vivantes les ardeurs confiées à la lyre par (…)
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strophes alcaïques
Articles
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Horace, Odes IV 9 | Éloge de Lollius
15 février 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes III 2 | Mourir pour sa patrie est doux et beau
29 avril 2013, par Danielle Carlèsqu’il apprenne à aimer l’épreuve d’une étroite
pauvreté le jeune soldat aguerri par la dureté
du service qu’il traque les Parthes
fiers cavalier redoutable armé de sa lance
qu’il passe en plein air une vie d’incessantes
alarmes et du haut des remparts ennemis que l’
épouse du tyran en guerre le voyant
au loin que la vierge en âge d’être mariée
soupirent hélas et craignent que novice encore
au combat le royal fiancé n’aille le provoquer
lion féroce intouchable que la rage (…) -
Horace, Odes III 6 | Payer pour les fautes de ses aînés
14 octobre 2013, par Danielle CarlèsPour les fautes de tes aînés même innocent tu paieras, Romain, tant que tu n’auras pas restauré les temples, les maisons chancelantes des dieux et leurs images dégoûtantes du noir de la fumée.
C’est agir par soumission aux dieux qui assure ton empire : de là vient tout principe, à cela rapporte toute fin. Les dieux négligés ont donné des maux sans nombre à l’Hespérie, des raisons de pleurer.
Deux fois déjà Monésès et les troupes de Pacorus lors d’attaques lancées sous de mauvais auspices (…) -
Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle CarlèsContre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
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Horace, Odes III 5 | Régulus
28 septembre 2013, par Danielle CarlèsLe tonnerre nous a fait croire que Jupiter régnait au ciel. Pour un dieu sur terre on tiendra Auguste quand il aura ajouté les Bretons à l’empire et les Perses qui nous tourmentent.
Le soldat de Crassus épousant une Barbare a-t-il vécu dans un mariage dégradant, parmi les ennemis, ah perversion de notre curie, de nos mœurs ! a-t-il vieilli sous leurs armes avec son beau-père,
en sujet du roi Mède, lui Marse, lui Apulien, ayant oublié les boucliers anciles, son nom et la toge, et même (…) -
Horace, Odes III 17 | Noblesse de Lamia
9 septembre 2014, par Danielle CarlèsAelius dont la noblesse part de l’archaïque Lamus, puisque les premiers Lamia d’après lui, rapporte-t-on, furent nommés, et de leurs descendants toutes les générations au long de la mémoire des fastes,
de ce fondateur tu tires ton origine, qui, les remparts de Formies, nous dit-on, le premier, qui, aux pieds de Marica se déversant sur le rivage, le Liris posséda,
roi d’un vaste royaume. Demain le bois de feuilles nombreuses, le rivage d’une algue inutile la tempête (…) -
Horace, Odes II 14 | à Postumus
11 mars 2013, par Danielle CarlèsAh, elles s’enfuient, Postumus, Postumus, elles coulent, les années, et la dévotion ne retardera pas les rides, la vieillesse toute proche ni la mort que l’on n’apprivoise pas,
non, offrirais-tu, en nombre égal aux jours qui passent, mon ami, trois cents taureaux pour apaiser l’insensible Pluton, qui retient les trois corps géants de Géryon et Tityos dans le cercle de l’eau
funèbre, cette eau que tout le monde, oh oui, nous tous qui vivons des cadeaux de la terre, nous devrons traverser, (…) -
Horace, Odes II 3 | Puisque tu dois mourir
15 janvier 2013, par Danielle CarlèsRetiens qu’il faut dans les moments difficiles conserver ta sérénité, ne pas faire autrement dans les bons et rester modéré, sans insolente joie, Dellius, puisque tu dois mourir,
[5] que tu aies vécu triste chaque instant de ta vie ou bien couché dans l’herbe à l’écart, de jour de fête en jour de fête, heureux à profiter de ta meilleure réserve de Falerne.
Un pin immense et un blanc peuplier quel plaisir [10] prennent-ils à unir l’ombre hospitalière de leurs rameaux ? De quoi souffre (…) -
Horace, Odes II 1 | à Pollion
9 décembre 2012, par Danielle CarlèsLes désordres politiques qui ont suivi le consulat de Métellus, les causes de la guerre, ses crimes, les formes qu’elle a prises, le jeu de la Fortune et, lourdes de conséquences, les amitiés des grands, et les armes
[5] couvertes d’un sang encore non expié : c’est un sujet rempli de risques et de dangers que tu traites et tu marches sur des feux recouverts d’une cendre trompeuse.
Puisse la Muse de la sévère tragédie n’être qu’un court moment [10] absente du théâtre ! Bientôt, quand tu (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…)