Lydia, toi quand tu fais l’éloge
de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de
Téléphe, hélas ! mon foie se met
à bouillir, se gonfle d’une bile récalcitrante !
Mes pensées et mon teint passent
par toutes les couleurs. De la sueur furtivement
glisse couvre mes joues, témoin
du feu lancinant qui me consume au plus profond.
Cela me brûle ! les disputes qui
dérapent à cause du vin, et tes épaules blanches
salies, ou ton amant furieux qui
imprime sur tes lèvres le (…)
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distiques
Articles
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Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée (2)
5 mai 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Épodes 16 | La prophétie
12 novembre 2012, par Danielle CarlèsUne deuxième génération s’épuise dans les guerres civiles
et Rome s’effondre sous ses propres forces.
Elle dont les Marses voisins n’ont pu venir à bout,
ni la puissance étrusque de Porsenna menaçant,
5 ni Capoue, rivale par le courage, ni Spartacus dans son acharnement,
ni les rebellions de l’Allobroge infidèle,
elle que n’a domptée ni la sauvage Germanie et ses guerriers bleus,
ni Hannibal exécré des parents,
génération impie issue d’un sang maudit, nous la ruinerons
10 (…) -
Horace, Odes III 28 | Midi incline
9 octobre 2014, par Danielle CarlèsDe mieux, aujourd’hui où l’on fête
Neptune, que puis-je faire ? Tire du fond de la réserve,
Lydé, empressée, un Cécube
et dans ses retranchements, bouscule ta sagesse.
Midi incline,
vois-tu, et, comme si le jour pouvait stopper son élan,
tu te retiens de prendre au cellier,
languissante depuis le consul Bibulus, une amphore ?
Nous chanterons à notre tour
Neptune et la verte chevelure des Néréides,
toi, sur la lyre courbe tu diras en réponse
Latone et les flèches de la (…) -
Horace, Épodes 13 | Tant que nous sommes jeunes
15 septembre 2012, par Danielle CarlèsUne âpre tempête resserre le ciel. Il tombe des averses de pluie
et de neige en cortège à Jupiter. La mer, les forêts tour à tour
résonnent du grondement de l’Aquilon de Thrace. Ravissons, amis,
l’occasion au jour, et, tant que nos genoux sont verts, tant qu’
il nous sied, que prenne congé la vieillesse au front assombri !
Toi, fais monter un vin pressé l’année de Torquatus, mon consul,
laisse de côté tout le reste, n’en parle pas : un dieu peut-être (…) -
Horace, Odes I 4 | C’est maintenant, c’est le moment
23 avril 2012, par Danielle CarlèsL’âpre hiver s’alanguit dans la grâce retrouvée du printemps et du Favonius
Des machines tirent au sec les carènes des bateaux
Le bétail ne se plaît plus dans les étables, ni le laboureur au coin du feu
Les prés ne blanchissent plus du givre scintillant
Voici la Cythéréenne, Vénus mène la ronde des chœurs sous la lune suspendue
Et les Grâces avec les Nymphes réunies pudiquement
Frappent la terre et d’un pied et de l’autre, pendant que chez les Cyclopes
Vulcain l’ardent embrase (…) -
Horace, Odes IV 3 | Melpomène
20 janvier 2015, par Danielle CarlèsCelui, Melpomène, qu’une seule fois
à sa naissance de ton œil très doux tu auras regardé,
celui-là, non, le jeu isthmique
ne le verra pas s’illustrer au pugilat, non, un cheval endiablé
ne le mènera pas sur un char achéen5
à la victoire, et aucune exploit guerrier, du feuillage délien
général couronné
pour avoir écrasé l’orgueil menaçant des rois,
ne l’affichera au Capitole,
mais les eaux qui arrosent le fécond Tibur10
et l’épaisse chevelure des bois
lui forgeront dans (…) -
Horace, Épodes 12 | La femme éléphant
11 septembre 2012, par Danielle CarlèsQue prétends-tu, femme bien faite pour les noirs éléphants ? Pourquoi m’envoies-tu des cadeaux, des messages, à moi, jeune homme sans vigueur, et qui n’a pas le nez bouché ? Oui, moi seul ai le flair si aiguisé que je sens la présence 5 d’un polype ou le bouc atroce qui loge sous tes aisselles velues, mieux qu’un chien haletant détecte la cachette d’un pourceau. Quelle sueur se dégage de tous ses membres rancis et quelle mauvaise odeur, si le pénis se relâche, et qu’elle s’active pour (…)
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Horace, Odes I 3 | à Virgile
18 avril 2012, par Danielle CarlèsPuisse la déesse qui règne sur Chypre, les frères d’Hélène, constellation lumineuse, et le père des vents, les tenant tous enchaînés, sauf l’Iapyx, diriger ta route, navire, sachant que tu nous es redevable 5 de la vie de Virgile à toi confié. Sur la terre athénienne remets-le sain et sauf, je te supplie, et conserve l’autre moitié de mon âme. Il avait autour du cœur une triple armure de bois et de bronze, celui qui le premier 10 livra un fragile radeau à l’immensité de la mer (…)
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Horace, Odes IV 1 | Mais pourquoi, ah ! Ligurinus
27 novembre 2014, par Danielle CarlèsSuspendues, Vénus, depuis si longtemps,
tu reprends les hostilités ? Épargne-moi, je t’en supplie, je t’en supplie !
Je ne suis plus celui que j’étais quand, aimable,
régnait sur moi Cinara. Cesse, de la douceur
mère implacable des Désirs,5
dans mon dixième lustre, de vouloir me plier à ton suave
empire, je suis rebelle à présent. Va-t’en
là où te réclament les flatteuses prières des hommes jeunes.
Avec plus de chance dans la maison
de Paulus, à toutes ailes, par la pourpre (…) -
Horace, Odes II 18 | Ni l’ivoire ni l’or
16 mars 2013, par Danielle Carlèsni l’ivoire ni l’or d’un
plafond à caissons ne brillent dans ma maison
des poutres de l’Hymette
ne couvrent pas des colonnes taillées au fond
de l’Afrique et d’Attale
héritier ignoré je ne vis pas dans son palais
et de nobles clientes ne
tissent pas pour moi des pourpres laconiennes
mais fidèle et du talent
en moi à veines généreuses pauvre le riche me
brigue pour rien de plus
je ne harcèle les dieux ni à mon puissant ami
ne réclame d’autres dons
heureux tout à fait (…)