D’autres chanteront Rhodes la lumineuse, Mytilène ou
Éphèse, les remparts de Corinthe entre deux
mers, Thèbes, célèbre pour Bacchus, ou Delphes, pour
Apollon et la vallée de Tempé en Thessalie.
Pour certains il ne faut célébrer que la ville de la
vierge Pallas dans un poème cyclique, et ne
couronner son front que d’olivier ici et là cueilli.
Un très grand nombre, en l’honneur de Junon
dira Argos, propice aux chevaux et la riche Mycènes.
Moi, plus que la stoïque Lacédémone (…)
Accueil > Mots-clés > versification > vers justifiés
vers justifiés
Articles
-
Horace, Odes I 7 | Conseils sibyllins à Plancus
24 avril 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 10 | Mercure (2)
30 avril 2012, par Danielle CarlèsMercure, beau parleur, petit-fils d’Atlas,
toi, avisé façonneur de l’humain brut tout
juste né par les sons de la voix et par le
travail harmonieux du corps
je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement
toi, enfant autrefois par malice tu lui as
caché ses bœufs, il gronde de la voix : si
tu ne les rends pas… mais hop ! et plus de
carquois, et rire d’Apollon (…) -
Horace, Odes I 16 | Palinodie
11 mai 2012, par Danielle CarlèsOui ta mère est belle, ô toi sa fille encore plus belle
et tu pourras faire de mes ïambes médisants tout ce que
tu voudras, les jeter aux flammes, ou
dans la mer Adriatique, c’est comme il te plaira.
Ni la déesse du Dindyme, ni dans les sanctuaires l’hôte
divin de Pythô, n’ébranlent l’esprit des officiants, ni
Liber, à tel point, et les Corybantes
n’amplifient pas l’aigu des instruments d’airain,
comme fait la funeste colère qu’aucune peur ne détourne
d’elle-même, épée du (…) -
Horace, Odes II 10 | D’or est le juste milieu
14 février 2013, par Danielle CarlèsTa vie sera meilleure, Licinius, de ne pas
tracer toujours au large ni par horreur de
la tempête de pousser prudemment trop près
d’une côte dangereuse.
D’or est le juste milieu et qui le choisit
est à l’abri, échappe au sordide d’un toit
malpropre, échappe par sa mesure à l’envie
que suscite un palais.
Plus tourmenté par les vents est l’immense
pin et d’une chute plus lourde tombent les
plus hautes tours, les éclairs frappent au
sommet de la montagne.
Il espère dans (…) -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée (2)
5 mai 2012, par Danielle CarlèsLydia, toi quand tu fais l’éloge
de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de
Téléphe, hélas ! mon foie se met
à bouillir, se gonfle d’une bile récalcitrante !
Mes pensées et mon teint passent
par toutes les couleurs. De la sueur furtivement
glisse couvre mes joues, témoin
du feu lancinant qui me consume au plus profond.
Cela me brûle ! les disputes qui
dérapent à cause du vin, et tes épaules blanches
salies, ou ton amant furieux qui
imprime sur tes lèvres le (…) -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Épodes 13 | Tant que nous sommes jeunes
15 septembre 2012, par Danielle CarlèsUne âpre tempête resserre le ciel. Il tombe des averses de pluie
et de neige en cortège à Jupiter. La mer, les forêts tour à tour
résonnent du grondement de l’Aquilon de Thrace. Ravissons, amis,
l’occasion au jour, et, tant que nos genoux sont verts, tant qu’
il nous sied, que prenne congé la vieillesse au front assombri !
Toi, fais monter un vin pressé l’année de Torquatus, mon consul,
laisse de côté tout le reste, n’en parle pas : un dieu peut-être (…) -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum (2)
18 juin 2012, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le
sol de notre pied libéré, maintenant apprêter le
coussin des dieux, offrir des
banquets de Saliens, il était temps, amis !
Avant ce jour, il aurait été sacrilège de sortir
un vieux Cécube de la réserve, avec cette reine,
son projet délirant de ruiner
le Capitole, de sonner le glas de l’empire,
accompagnée de ce troupeau infect, de ces hommes
répugnants et malades, jetée sans frein dans une
espérance infinie, ivre d’une (…)