mais ô dieux au nom de ce qui régente depuis le
ciel la terre et le genre humain
que signifie ce vilain tumulte ces visages tous
méchants tous fixés sur moi seul
par tes enfants si tu appelas Lucine pour venir
en aide à des enfantements réels
par ce vain ornement de pourpre je t’en supplie
par Jupiter qui le désapprouvera
pourquoi me regardes-tu de ce regard de marâtre
ou de bête féroce touchée du fer
voix tremblante cessant de se plaindre l’enfant
se tint là immobile (…)
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vers justifiés
Articles
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Horace, Épodes 5 | L’enfant et les sorcières
25 juillet 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 17 | Des chèvres et des loups
13 mai 2012, par Danielle CarlèsPreste, Faunus souvent va et vient de mon aimable
Lucrétile au mont Lycée et sans relâche il défend
des étés trop brûlants mes petites
chèvres, les défend des vents pluvieux.
Sans danger s’en vont tranquilles, dans les bois,
chercher l’arbouse bien cachée et le thym hors du
chemin, les épouses du mari puant,
et n’ont pas peur des vertes couleuvres
ni des bêtes martiales, mes chevrettes, n’ont pas
peur des loups, dès que sonne, Tyndaris, la douce
flûte de roseau par les (…) -
Horace, Satires II 8 | Une farce pour finir
10 avril 2012, par Danielle Carlèsle bienheureux Nasidiénus — As-tu pris grand plaisir, en dînant chez le bienheureux Nasidiénus ?
Oui, hier quand je te cherchais pour t’inviter on m’a dit que tu étais
là-bas, à boire en compagnie, depuis le milieu de la journée. — Ah, de
toute ma vie jamais de meilleur ! — Dis, si je ne te dérange pas, avec
quoi avez-vous commencé pour calmer l’aigreur de vos ventres affamés ? — En premier du sanglier de Lucanie capturé par un doux vent d’Auster,
selon les mots de notre (…) -
Horace, Odes III 13 | O fons Bandusiae (2)
25 janvier 2012, par Danielle CarlèsÔ source de Bandusie claire si transparen te plus que du verre hommage à toi du vin sans mélange hommage des fleurs demain en offrande tu recevras un chevreau au front enflé par la poussée des cornes nouvelles qui le destinent aux combats et à l’amour mais il ne saura pas ne verra rien car il te rougira demain de son sang dans le cou rant de l’eau glacée enfant d’un troupeau insouciant et joyeux au pire de la saison la canicule embrasée est impuissante à te toucher tu offres ta fraîcheur si (…)
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Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Haïku 11
20 février 2012, par Danielle Carlèshorrentem lucem
Pan in te videt
inania sub humo
peur de la lumière
Pan a l’œil sur toi
sous l’humus l’ombre et et le vide
horrentem lucem Pan in te uidet inania sub humo
terreur de la lumière Pan a l’œil sur toi ombre sous la terre le vide
Par Pilar, en catalan :
por de la llum
Pan et dirigeix
la seva mirada
sota el mantell
buit de la terra
Par Ma José, en galicien :
Medo da luz
Pan ten a mirada en ti
sombbra baixo a terra vacia -
Horace, Odes I 9 | L’hiver au printemps de l’âge (2)
28 avril 2012, par Danielle CarlèsVois-tu comme se dresse la blancheur du Soracte
sous la neige profonde ? Ce poids, les forêts à
peine le soutiennent et souffrent et
les fleuves se sont figés de glace vive.
Dissipe le froid remettant sans compter plus de
bois dans le feu et montre-toi plus généreux de
ce vin de quatre ans, ô Thaliarque !
Puise à l’amphore sabine aux deux anses.
Laisse aux dieux tout le reste. Qu’ils décident
de calmer les vents, leurs batailles sur la mer
fièvreuse, et cessent de (…) -
Horace, Satires II 3 v. 142-157 | Petite fable d’Opimius
21 juin 2012, par Danielle CarlèsOpimius, pauvre de tout son or
et de tout son argent planqué,
avait l’habitude de boire, les
jours de fête, du vin de Véies
à la louche de Campanie, et de
la piquette éventée, les jours
ordinaires. Le voilà qui tombe
un beau jour dans une profonde
léthargie. Tant et si bien que
son héritier courait déjà tout
autour des coffres et des clés
trépignant de joie, poussant à
tout va des hourras. Toutefois
un médecin, fort avisé et très
fidèle, par le moyen que voilà (…) -
Horace, Satires II 3 v. 187-223 | Controverse mythologique
24 juin 2012, par Danielle CarlèsTu interdis, fils d’Atrée, que l’on veuille ensevelir
Ajax, pourquoi ? - Je suis le roi. - Et moi un simple
plébéien. Je ne vais pas chercher plus loin. - Et mes
ordres sont justes. Toutefois si quelqu’un trouve que
je ne suis pas juste je l’autorise à parler et à dire
ce qu’il pense, il ne sera pas poursuivi. - Ô roi, le
plus grand des rois, puissent les dieux t’accorder de
ramener ta flotte à bon port après avoir pris Troie !
Ainsi on va pouvoir poser sa question, et (…) -
Horace, Satires II 6 | Des hommes et des rats
21 mars 2012, par Danielle Carlèsprière à Mercure (1-15) C’était cela, mon vœu : un domaine pas
trop grand, avec un jardin, une source
d’eau courante proche de la maison, et
des bois, un peu, au-dessus. Les dieux
m’ont exaucé même au-delà et mieux. C’
est bien. Je ne demande pas plus, fils
de Maïa, ou plutôt, une chose : que tu
me permettes de conserver à moi le don
que j’ai reçu. S’il est vrai que je n’
ai pas accru ma fortune par de mauvais
moyens, que je ne serai pas cause, par
ma sottise ou par ma (…)