Ô cruel encore et, par les faveurs de Vénus, souverain,
sans avertissement lorsque viendra la barbe à ton orgueil,
et, flottant maintenant aux épaules, tomberont tes cheveux,
et ce teint maintenant qui devance le pourpre de la rose,
muant, échangera Ligurinus contre un portrait hirsute,5
tu diras chaque fois, hélas, dans le miroir te voyant autre,
mes pensées d’aujourd’hui, pourquoi enfant n’avais-je pas les mêmes,
ou pourquoi à ce cœur ne revient-il pas ses intactes joues ? (…)
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asclépiade
Articles
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Horace, Odes IV 10 | Ligurinus
16 février 2015, par Danielle Carlès -
Horace, Odes IV 5 | Auguste, à l’instar du printemps
2 février 2015, par Danielle CarlèsNé par la bonté des dieux, de la lignée de Romulus gardien éminent, tu es loin depuis trop longtemps. Tu avais pourtant promis un prompt retour à la sainte Assemblée des Pères. Reviens !
Rends la lumière, chef si bon, à ta patrie,5 car à l’instar du printemps, dès que ton visage rayonnant s’est montré au peuple, le jour gagne en beauté et tous les soleils brillent avec plus d’éclat.
Comme une mère son fils que le Notus jaloux en soufflant par-delà les eaux de la mer de (…) -
Horace, Odes III 19 | À boire !
15 septembre 2014, par Danielle CarlèsCombien de générations séparent Inachus et Codrus qui pour sa patrie n’eut pas peur de mourir tu racontes, et la descendance d’Éaque, et les combats menés sous les murs de la sainte Ilion. Sur le prix de la jarre de Chio dans le commerce, sur celui qui met de l’eau à tiédir, sur l’hôte qui nous ouvre sa maison et l’heure où je suis à l’abri d’un froid pélignien, tu ne dis pas un mot. À boire, vite, pour la lune nouvelle ! À boire, pour la nuit qui bat son plein ! À (…)
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Horace, Odes I 11 | carpe diem (3)
1er mai 2012, par Danielle CarlèsNe cherche pas - savoir est interdit - pour moi, pour toi, quelle
fin les dieux ont ordonnée, Leuconoé, ni ne te risque aux calculs
babyloniens. Mieux vaut prendre les choses comme elles viendront.
Que Jupiter t’ait accordé de plus nombreux hivers ou que celui-ci
soit le dernier, qui épuise à l’assaut de ces rochers usés la mer
Tyrrhénienne, avec sagesse, filtre ton vin, taille à la mesure de
l’instant la durée de ton espérance. Nous parlons et voici jaloux
que le temps a fui. (…) -
Horace, Odes III 9 | Caprices de Vénus
9 décembre 2013, par Danielle CarlèsTant que je te plaisais et que personne, aucun amant préféré, de son bras
n’entourait ta nuque si blanche, plus qu’un roi des Perses j’ai joui de mon bonheur.
Tant qu’aucune autre plus que moi ne t’enflamma, que Lydia après Chloé ne
vint pas, Lydia au nom glorieux, plus que la Romaine Ilia j’ai joui de mon lustre.
Mais Chloé de Thrace est ma reine, savante en doux modes et joueuse de cithare.
Pour elle sans peur je mourrais, si, chère âme, le sort l’épargne et qu’elle survit. (…) -
Horace, Odes I 11 | carpe diem (2)
18 janvier 2012, par Danielle Carlèsne cherche pas c’est interdit la fin que les dieux pour toi pour moi ont décidée Leuconoé ne cherche pas dans l’horosco pe des mages de Babylone cela vaut mieux l’avenir sera plus facile à supporter cette temp ête pourrait être la dernière envoyée par Jupiter ou non il y en aura d’autres mais aujou rd’hui elle vient pousser les vagues de la mer Tyrrhénienne elles s’écrasent contre le ro cher usé sois sage filtre ton vin coupe coupe trop d’espoir trop peu de temps le temps de parler la vie (…)
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Horace, Odes IV 8 | La valeur du cadeau
12 février 2015, par Danielle CarlèsJ’offrirais bien des patères et, pour leur plaisir, homme attentionné,
Censorinus, des bronzes à mes amis,
j’offrirais bien des trépieds, récompenses des vaillants
Grecs, et les présents les plus médiocres, ce n’est pas toi
qui les emporterais, si j’étais riche, oui, de ces œuvres5
que Parrhasius a produites ou Scopas,
dans la pierre ce dernier, l’autre en liquides couleurs,
adroit à camper tantôt un homme, tantôt un dieu.
Mais je n’ai pas cette propriété, tu n’es pas de tels (…) -
Horace, Odes IV 1 | Mais pourquoi, ah ! Ligurinus
27 novembre 2014, par Danielle CarlèsSuspendues, Vénus, depuis si longtemps,
tu reprends les hostilités ? Épargne-moi, je t’en supplie, je t’en supplie !
Je ne suis plus celui que j’étais quand, aimable,
régnait sur moi Cinara. Cesse, de la douceur
mère implacable des Désirs,5
dans mon dixième lustre, de vouloir me plier à ton suave
empire, je suis rebelle à présent. Va-t’en
là où te réclament les flatteuses prières des hommes jeunes.
Avec plus de chance dans la maison
de Paulus, à toutes ailes, par la pourpre (…) -
Horace, Odes I 18 | Visages de Bacchus
15 mai 2012, par Danielle CarlèsVarus, tu ne planteras aucun arbre de préférence à la vigne sacrée sur le sol de la fertile région de Tibur, à l’entour des remparts de Catilus, car le dieu l’a annoncé, tout pèse à qui pratique l’abstinence, et il n’est pas d’autre moyen pour dissiper les mordantes inquiétudes. Qui s’épanche, après le vin, sur la dureté de la vie militaire ou de la pauvreté ? Qui ne préfère t’évoquer, Bacchus, ô père, ou toi, gracieuse Vénus ? Mais Liber a de la mesure, et qu’il ne faut pas abuser de ses (…)
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