Demander, toi décrépite par un âge trop avancé, ce qui énerve ma vigueur, quand tu as les dents noires, que ta vieillesse déjà usée laboure ton front de rides, que baille entre tes fesses décharnées un anus dégoûtant de vache diarrhéique ? Mais ta poitrine m’excite, oui, avec tes seins flasques comme les mamelles d’une jument, et ton ventre mou, ta cuisse maigre posée sur des mollets hydropiques ! Tu es fortunée, soit, et puissent les portraits triomphaux conduire ton convoi funèbre, et que (…)
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ïambes
Articles
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Horace, Épodes 8 | La vieille séductrice
5 août 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Épodes 15 | C’était la nuit et la lune brillait
16 octobre 2012, par Danielle CarlèsC’était la nuit et la lune brillait dans un ciel sans nuages parmi les astres plus petits. Toi, prête à offenser la puissance des grands dieux, tu me jurais avec mes propres mots, 5 m’enlaçant plus étroitement que le lierre tient un grand chêne serré dans ses bras souples : aussi longtemps que le loup serait hostile au bétail et Orion aux marins, bouleversant la mer hivernale, et que la brise agiterait les longs cheveux d’Apollon, 10 notre amour serait réciproque, ô Néère, prête à souffrir (…)
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Horace, Épodes 17/18 | Le poète et la sorcière
21 novembre 2012, par Danielle CarlèsOui, à présent je me rends à ta science puissante
et je te supplie, je t’implore, par le royaume de Proserpine,
par la majesté occulte de Diane,
et par les livres des incantations ayant pouvoir
5 de déclouer les astres du ciel et de les faire descendre,
Canidia, cesse à la fin tes malédictions
et annule en l’inversant, annule l’élan du rhombe.
Télèphe a fléchi le petit-fils de Nérée
contre qui avec orgueil il avait aligné les bataillons
10 des Mysiens et contre qui il avait (…) -
Horace, Épodes 6 | Mordre et montrer les cornes
29 juillet 2012, par Danielle CarlèsPourquoi t’en prends-tu sans raisons aux invités, chien lâche contre les loups ? Pourquoi ne pas tourner vers moi ces menaces creuses, si tu en es capable, et m’attaquer moi qui suis prêt à mordre ? Oui, comme un Molosse, comme un Laconien fauve, force dévouée au service des bergers, je traquerai dans la neige profonde oreille dressée toute bête sauvage ayant pris les devants, mais toi, tu remplis le bois de ta formidable voix, après tu viens flairer ce qu’on te jette à manger. Attention, (…)
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Horace, Épodes 4 | Esclave (2)
19 juillet 2012, par Danielle Carlèsentre loups et agneaux le sort a mis un désaccord
aussi grand que le mien avec toi
au flanc traces brûlées des cordes hibériques aux
jambes des dures entraves de fer
c’est sûr tu vas portant beau ta richesse mais la
fortune ne change pas ton espèce
ne saisis-tu pas arpentant la voie sacrée en toge
de deux fois trois coudées comme
une libre indignation fait tourner vers ici ou là
les visages de ceux qui marchent
écorché sous le fouet sur sentences des triumvirs
jusqu’à écœurer le (…)
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