Mécène, de tous les Lydiens qui sont venus habiter la terre d’Etrurie, aucun n’est plus noble que toi. Tes ancêtres, tant du côté de ta mère que du côté de ton père, ont eu autrefois le commandement de grandes armées. Pour autant il n’est pas dans tes habitudes, comme tant d’autres, de rire au nez des gens sans naissance, comme moi, dont le père est un esclave affranchi. (1-6)
Tu affirmes que peu importe la famille où l’on naît, du moment que l’on possède la noblesse du caractère. C’est (…)
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Horace, Satires I 6 | Détaché de toute ambition, de ses misères et de ses fardeaux
20 décembre 2011, par Danielle Carlès -
Haïku 4
16 décembre 2011, par Danielle Carlèsserpente
latente silvam
ingreditur
En comptant les mores. le serpent caché
sous l’ombre des pierres elle est
entrée dans le bois
Par Pilar, en catalan :
La serp
en secret
s’endinsa en el bosc
Par Ma José, en galicien :
A serpente esscondida
baixo a sombra das pedras
entroú no bosque -
Horace, Odes I 11 | carpe diem
13 décembre 2011, par Danielle CarlèsNe cherche pas – le savoir est sacrilège – pour moi, pour toi la fin, Leuconoé, fixée par les dieux. Aux babyloniens calculs ne t’essaie pas. Tant il vaut mieux prendre ce qui viendra ! Que Jupiter plus d’un hiver t’accorde ou que soit le dernier celui qui maintenant sur les rocs érodés brise la mer Tyrrhénienne, sage, filtre le vin et de l’instant trop bref retranche les trop longs espoirs. Nous parlons et jaloux a fui le temps. Cueille le jour sans te fier, ô crédule, à demain !
La (…) -
Horace, Odes I 37 | Nunc est bibendum
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsMaintenant il faut boire ! Maintenant frapper le sol en cadence, libres d’entraves ! Maintenant, il était grand temps, disposons des coussins pour les dieux, partageons avec eux un banquet de Saliens, mes amis ! Avant aujourd’hui il nous était interdit de faire monter de la réserve un vieux Cécube, tant que cette reine entretenait le projet délirant d’abattre le Capitole, de sonner le glas de l’empire, avec ces hommes répugnants, ce troupeau infect. Son espérance était sans borne, toute à (…)
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Horace, Satires I 5 | Carnet de route
11 décembre 2011, par Danielle CarlèsEn sortant de la grande Rome, un gîte très simple m’accueillit à Aricie. J’étais en compagnie du rhéteur Héliodore, l’homme, et de loin, le plus savant de Grèce. De là, direction le forum d’Appius, grouillant de bateliers et d’aubergistes prêts à te filouter. Paresseux, nous avons fait le chemin en deux étapes. Il n’en faut qu’une pour ceux qui retroussent leur tunique plus haut que nous. Mais la voie Appienne est moins pénible si on prend son temps. Une fois sur place, je trouve l’eau (…)
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Haïku 3
9 décembre 2011, par Danielle Carlèsbeatum sero
tempus venit mature
non proficiscet
le bonheur venu
tard ne repartira pas
avant le printemps
Par Guillaume Cingal, en anglais :
glee that’s come late
shall not before spring
fade away
Par ALICe_M, en espagnol :
La felicidad que ocurrió
al anochecer no volvera a marcharse
antes de la primavera
Par Pilar, en catalan :
La felicitat que va arribar
en fosquejar no marxarà
abans de la primavera
Par Ma José, en galicien :
A felicidade que vai chegar (…) -
Haïku 2
8 décembre 2011, par Danielle Carlèssub rupe
passerculi
pipilant Ici en comptant les mores, d’après les règles de la scansion traditionnelle en poésie latine : une syllabe longue compte pour deux temps (ex : /sub/, /rū/, /pas/, /ser/, /lī/, le premier /pī/, /lant/), une syllabe brève (toutes les autres) pour un temps.
au pied du rocher
il y a le pépiement
des petits moineaux
Variante sur le même thème :
in dies passerculi pipilant
au fil de l’année il y a les gazouillis des petits oiseaux Par Guillaume (…) -
Haïku 1
5 décembre 2011, par Danielle Carlèsexoritur lux
solis candentis memor
frigore summo
Ici un essai en comptant les syllabes.
En français (il ne s’agit pas d’une traduction mot à mot, mais d’une réécriture) :
dans le petit jour
se souvenir du soleil
par un froid glaçant
Et aussi : Par Alice_M, en anglais :
at the crack of dawn
remembering the sun
in the icy cold
Par ALICe_M, en espagnol :
al amanecer
acordarse del sol
en el frío helado
Par Pilar, en catalan :
a l’alba
acordar-se del (…) -
Horace, Satires I 4 | Moi personne ne lit ce que j’écris
25 novembre 2011, par Danielle CarlèsEupolis et Cratinus, Aristophane et les autres poètes qui furent les maîtres de la comédie ancienne ne se gênaient pas pour mettre au ban celui qui le méritait, en le dépeignant librement comme un homme malhonnête et un voleur, un adultère, un assassin ou le coupable avéré de tel ou tel méfait. Tout Lucilius procède de ceux-là. Il est leur successeur - seuls changent les pieds et la mesure des vers - spirituel, avec un flair aiguisé et une composition sans recherche. A vrai dire, c’était là (…)
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Horace, Satires I 3 | Contre les jugeurs et les raisonneurs, pour la simple justice et l’amitié
18 novembre 2011, par Danielle CarlèsTous les chanteurs ont ce défaut : quand ils sont avec des amis, si on les invite à chanter, ils ne s’y mettent jamais, si on ne leur demande rien, ils n’arrêtent plus. Tigellius le Sarde avait bien ce défaut. Il n’aurait servi à rien que César, qui aurait pu le contraindre, le sollicite au nom de l’amitié qui le liait à son père, au nom de leur propre amitié. Mais s’il lui prenait fantaisie, il se mettait à vocaliser "Io Bacchae" de l’entrée au dessert, sur toutes les notes de la gamme, de (…)


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