[195] Le héros distribue ensuite le vin que le bon roi Aceste avait fait mettre
En jarres sur le rivage de la Trinacrie comme cadeau de départ,
Et il apaise avec des mots la tristesse des cœurs :
« Ô mes amis, nous ne sommes pas sans avoir connu de malheurs avant aujourd’hui,
Ô vous qui avez subi bien pire, un dieu mettra fin à ceux-là aussi !
[200] Vous avez approché la rage de Scylla et les écueils hurlant
Depuis le fond, vous avez fait l’épreuve des roches cyclopéennes. (…)
Dernières publications
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Virgile, Énéide I v. 195-209 | Énée apaise la tristesse des coeurs
7 janvier 2013, par Danielle Carlès -
Virgile, Énéide I v. 180-194 | Trois cerfs sur le rivage
20 décembre 2012, par Danielle Carlès[180] Cependant Énée monte sur le rocher à la recherche
D’un point de vue sur la mer embrassant tout l’horizon, au cas où
Il apercevrait Anthée balloté par le vent et les birèmes phrygiennes,
Ou Capys, ou les armes de Caïcus sur de hautes poupes.
Pas un navire en vue, mais il discerne sur le rivage trois cerfs
[185] Qui se promènent. Tout le troupeau suit
Derrière eux et en longue colonne paît à travers les vallons.
Il s’arrêta sur place et prit vivement en main son arc
Et (…) -
Virgile, Énéide I v. 170-179 | D’abord le feu et Cérès
19 décembre 2012, par Danielle Carlès[170] Voilà où accoste Énée avec sept navires regroupés
sur le nombre total. Et avec un intense amour de la terre
les Troyens, débarqués, prennent possession du rivage désiré
et posent sur la plage leurs membres découlant d’eau salée.
Et tout d’abord Achate fit jaillir une étincelle avec un silex
[175] et recueillit le feu sur des feuilles, il apporta tout autour des aliments
bien secs et arracha rapidement une flamme aux brindilles.
Puis c’est Cérès abîmée par l’eau et les (…) -
Horace, Odes II 2 | L’usage trompeur des mots
17 décembre 2012, par Danielle CarlèsL’argent n’a pas de couleur enfermé sous la
terre avare et tu n’aimes pas un morceau de
métal, Crispus Sallustius, sauf brillant de
l’éclat d’un bon emploi.
Proculéius vivra d’une vie prolongée car on
connaît son cœur paternel pour ses frères :
le portera l’aile inquiète du moindre répit
de l’éternelle Renommée.
Ton royaume sera plus grand par le triomphe
sur ta cupidité que si tu joignais la Libye
à l’éloignée Gadès et que les deux Puniques
ne servent que toi seul. (…) -
Virgile, Énéide I v. 157-169 | Les Troyens abordent en Libye
14 décembre 2012, par Danielle CarlèsÉpuisés, les compagnons d’Énée s’efforcent de rejoindre les côtes
Les plus proches et se détournent vers les rivages de la Libye.
Il y a un lieu dans une longue baie : une île en fait un port
[160] Par la barrière de ses flancs sur lesquels toute la houle du large
Se brise et se partage vers des criques retirées.
De part et d’autre d’immenses parois et des rocs jumeaux
Se projettent vers le ciel et au pied de ces sommets de larges
Eaux abritées se taisent, puis voilà un rideau (…) -
Virgile, Énéide I v. 142-156 | Neptune ramène la paix
12 décembre 2012, par Danielle CarlèsAinsi parle-t-il, et plus vite que le temps de le dire il calme le gonflement de la mer,
Il chasse les nuages amoncelés et ramène le soleil.
Cymothoé et Triton s’efforcent ensemble de dégager
[145] Les navires de l’écueil acéré, mais lui-même les soulève avec son trident,
Puis il ouvre un passage dans la désolation des Syrtes, il aplanit la mer
Et fait glisser son char léger partout à la surface des eaux.
Et de même que souvent, dans un grand peuple, quand naît
Un soulèvement (…) -
Virgile, Énéide I v. 124-141 | Neptune, frère de Junon
11 décembre 2012, par Danielle CarlèsCependant Neptune perçut le grondement puissant de la mer bouleversée
Et la tempête déchaînée, et que les nappes des grands fonds [125]
Refluaient vers la surface, en fut gravement irrité. Et depuis le large
Portant au loin son regard, il sortit son front calme au-dessus des eaux.
Il voit la flotte d’Énée dispersée sur toute l’étendue des eaux,
Les Troyens en butte à la violence des flots et à la débâcle du ciel.
Et le frère de Junon ne manqua pas d’y reconnaître sa ruse et sa (…) -
Horace, Odes II 1 | à Pollion
9 décembre 2012, par Danielle CarlèsLes désordres politiques qui ont suivi le consulat de Métellus, les causes de la guerre, ses crimes, les formes qu’elle a prises, le jeu de la Fortune et, lourdes de conséquences, les amitiés des grands, et les armes
[5] couvertes d’un sang encore non expié : c’est un sujet rempli de risques et de dangers que tu traites et tu marches sur des feux recouverts d’une cendre trompeuse.
Puisse la Muse de la sévère tragédie n’être qu’un court moment [10] absente du théâtre ! Bientôt, quand tu (…) -
Virgile, Énéide I v. 102-123 | La tempête
7 décembre 2012, par Danielle CarlèsComme il jette ces paroles, une rafale stridente de l’Aquilon
De face vient frapper la voile et soulève les flots jusqu’aux étoiles.
Les rames se brisent, la proue fait un écart et expose
Le travers aux lames. Puis arrive en masse abrupte une montagne d’eau. [105]
Des bateaux se trouvent suspendus au sommet de la vague ; aux autres, l’eau en s’ouvrant
Fait voir le fond à découvert entre les vagues. Le sable bouillonne furieusement.
Trois sont emportés par le Notus, il les lance (…) -
Virgile, Énéide I v. 84-101 | La tempête
5 décembre 2012, par Danielle CarlèsIls s’abattirent sur la mer, et toute entière, des grands fonds où elle repose,
L’Eurus et le Notus la font jaillir, unis aux rafales serrées [85]
De l’Africus et ils roulent des vagues gigantesques en direction de la côte.
Aussitôt s’élèvent les cris des hommes et le sifflement des cordages.
Soudain les nuages arrachent la vue du ciel et la lumière du jour
Aux yeux des Troyens. Une nuit noire tombe sur la mer.
Les cieux se mirent à tonner, et l’éther scintille d’une mitraille (…)


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