Tu voulais mesurer la mer et la terre, et le sable sans nombre,
et tout entier te contient, Archytas,
un peu de poussière près du large Matinus, ce petit présent que
l’on t’a fait et à rien ne te sert d’
avoir sondé les demeures aériennes et parcouru la voûte céleste
de ton intelligence promise à mourir.
Lui aussi s’est éteint le père de Pélops, invité à la table des
dieux, et Tithon enlevé dans les airs
et Minos admis aux secrets de Jupiter, et le Tartare retient le (…)
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distiques
Articles
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Horace, Odes I 28 | Une seule fois sur le chemin de la mort
31 mai 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Épodes 16 | La prophétie
12 novembre 2012, par Danielle CarlèsUne deuxième génération s’épuise dans les guerres civiles
et Rome s’effondre sous ses propres forces.
Elle dont les Marses voisins n’ont pu venir à bout,
ni la puissance étrusque de Porsenna menaçant,
5 ni Capoue, rivale par le courage, ni Spartacus dans son acharnement,
ni les rebellions de l’Allobroge infidèle,
elle que n’a domptée ni la sauvage Germanie et ses guerriers bleus,
ni Hannibal exécré des parents,
génération impie issue d’un sang maudit, nous la ruinerons
10 (…) -
Horace, Épodes 13 | Tant que nous sommes jeunes
15 septembre 2012, par Danielle CarlèsUne âpre tempête resserre le ciel. Il tombe des averses de pluie
et de neige en cortège à Jupiter. La mer, les forêts tour à tour
résonnent du grondement de l’Aquilon de Thrace. Ravissons, amis,
l’occasion au jour, et, tant que nos genoux sont verts, tant qu’
il nous sied, que prenne congé la vieillesse au front assombri !
Toi, fais monter un vin pressé l’année de Torquatus, mon consul,
laisse de côté tout le reste, n’en parle pas : un dieu peut-être (…) -
Horace, Épodes 5 | L’enfant et les sorcières
25 juillet 2012, par Danielle Carlèsmais ô dieux au nom de ce qui régente depuis le
ciel la terre et le genre humain
que signifie ce vilain tumulte ces visages tous
méchants tous fixés sur moi seul
par tes enfants si tu appelas Lucine pour venir
en aide à des enfantements réels
par ce vain ornement de pourpre je t’en supplie
par Jupiter qui le désapprouvera
pourquoi me regardes-tu de ce regard de marâtre
ou de bête féroce touchée du fer
voix tremblante cessant de se plaindre l’enfant
se tint là immobile (…) -
Horace, Épodes 3 | Ça brûle !
16 juillet 2012, par Danielle CarlèsSi quelqu’un quelque jour d’une main impie brise le cou de son vieillard de père, qu’il mange de l’ail, plus funeste que la ciguë ! Ô ventres durs des moissonneurs ! Quel est ce poison qui sévit dans mes entrailles ? Du sang de vipère a-t-il cuit dans ces herbes à mon insu ? Canidia a-t-elle mis la main à ce mets infâme ? Radieux, le chef éclipsait tous les Argonautes. Médée éblouie, quand il dut mettre aux taureaux le joug inconnu, avec ça, oui, frotta Jason, imprégna de ça les dons pour sa (…)
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Horace, Épodes 8 | La vieille séductrice
5 août 2012, par Danielle CarlèsDemander, toi décrépite par un âge trop avancé, ce qui énerve ma vigueur, quand tu as les dents noires, que ta vieillesse déjà usée laboure ton front de rides, que baille entre tes fesses décharnées un anus dégoûtant de vache diarrhéique ? Mais ta poitrine m’excite, oui, avec tes seins flasques comme les mamelles d’une jument, et ton ventre mou, ta cuisse maigre posée sur des mollets hydropiques ! Tu es fortunée, soit, et puissent les portraits triomphaux conduire ton convoi funèbre, et que (…)
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Horace, Odes I 19 | Amours révolues (2)
17 mai 2012, par Danielle CarlèsL’implacable mère des Désirs
et l’enfant de la Thébaine Sémélé l’ordonnent
avec le frivole libertinage,
je dois rendre mon cœur à ces amours révolues.
Me brûle l’éclat de Glycère,
radieuse et pure, plus que le marbre de Paros.
Me brûle la belle effrontée,
son visage, la regarder, péril trop séduisant.
Vénus tombant toute sur moi,
elle a déserté Chypre et m’interdit de chanter
les Scythes ou la volte-face
hardie du Parthe à cheval, ni rien, sauf elle.
Ici placez pour (…) -
Horace, Épodes 9 | La victoire de César
22 août 2012, par Danielle CarlèsQuand boirai-je le Cécube réservé pour les repas de fête, joie de la victoire de César, avec toi, sous ta haute maison - oui, cela plaira à Jupiter -, bienheureux Mécène, quand le boirai-je, 5 parmi le chant mêlé des flûtes et de la lyre, dorien pour elle et pour les autres, barbare ? comme auparavant, quand devenu la proie du flot le fils de Neptune, ce capitaine, prit la fuite, ses vaisseaux incendiés, lui qui menaçait Rome des chaînes qu’il avait ôtées 10 aux esclaves félons, comme leur (…)
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Horace, Odes I 3 | à Virgile
18 avril 2012, par Danielle CarlèsPuisse la déesse qui règne sur Chypre, les frères d’Hélène, constellation lumineuse, et le père des vents, les tenant tous enchaînés, sauf l’Iapyx, diriger ta route, navire, sachant que tu nous es redevable 5 de la vie de Virgile à toi confié. Sur la terre athénienne remets-le sain et sauf, je te supplie, et conserve l’autre moitié de mon âme. Il avait autour du cœur une triple armure de bois et de bronze, celui qui le premier 10 livra un fragile radeau à l’immensité de la mer (…)
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Horace, Odes II 18 | Ni l’ivoire ni l’or
16 mars 2013, par Danielle Carlèsni l’ivoire ni l’or d’un
plafond à caissons ne brillent dans ma maison
des poutres de l’Hymette
ne couvrent pas des colonnes taillées au fond
de l’Afrique et d’Attale
héritier ignoré je ne vis pas dans son palais
et de nobles clientes ne
tissent pas pour moi des pourpres laconiennes
mais fidèle et du talent
en moi à veines généreuses pauvre le riche me
brigue pour rien de plus
je ne harcèle les dieux ni à mon puissant ami
ne réclame d’autres dons
heureux tout à fait (…)