Ils avalèrent la route pendant ce temps,suivant les indications du chemin, et déjà ils gravissaient la collinela plus haute qui sur la ville domine et offre en facela vue plongeante sur la citadelle.420 Énée admire un ouvrage grandiose,où n’était qu’un village de cabane, admire les portes d’accès,et le fracas, le pavage des rues. Avec ardeur s’activent les Tyriens,les uns à construire des murs, bâtir la citadelle, et ils roulent les pierresà la main vers le haut, les autres à choisir la (…)
Dernières publications
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Virgile, Énéide I v. 418-493
31 mars 2014, par Danielle Carlès -
Virgile, Énéide I v. 297-417
18 mars 2014, par Danielle CarlèsTelles sont ses paroles, et il envoiele fils de Maïa depuis tout en haut pour que la terre s’ouvre, pour que s’ouvrent les portesdes jeunes citadelles de Carthage avec hospitalité aux Troyens,éviter que Didon, ignorant le destin, n’interdise ses frontières. Celui-ci voletraversant l’air profond300 à la nage des ailes. Et filant droitvers la Libye, il atterrit sur son rivage, et déjà il exécute les ordres, et les Puniques déposent leurs cœurs farouches par volonté du dieu. Et tout d’abord la (…)
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Virgile, Énéide I v. 223-296
13 mars 2014, par Danielle CarlèsEt déjà tout était fini, quand Jupiterau plus haut de l’éther baissant le regard vers l’envol des voilesde la mer, les terres gisantes, vers les rivages et les vastes régions peuplées,comme ça, au sommet du ciel,225 s’arrêta et fixa les yeuxsur le royaume de Libye. Et tandis que de tout son cœur il sacrifieà sa sollicitude, triste comme jamais, les yeux brillants,et inondée de larmes, Vénus vient lui parler : « Ô toi qui sur le mondeet des hommes et des dieux possède un éternel empire,et (…)
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Virgile, Énéide I v. 124-222
10 mars 2014, par Danielle CarlèsCependant, du bouleversement de la mer,avec son grondement démesuré, de la tempête frénétiqueNeptune prend conscience, et voit des grands fonds125 les nappes refluer vers la surface,fortement contrarié. Et des abysses, le Guetteur leva son front serein àla surface des eaux. Les débris parsemés de la flotte d’Énée,à perte de vue, sur la mer entière, et les Troyens écrasés par les flots,la débâcle du ciel : il ne manqua pas, frère de Junon,d’y deviner sa ruse et sa colère.130 Il fait venir à (…)
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Virgile, Énéide I v. 8-123
8 mars 2014, par Danielle CarlèsMuse, rappelle-moi pourquoi, pour quelle offense à son pouvoir ou bien quelle douleurla Reine des dieux a plongédans un tel cercle de hasards un héros d’incomparable piété,au devant de telles épreuves 10 l’a jeté. Si forte est donc la colèredans une âme céleste ? Il y eut une ville au temps jadis,des colons venus de Tyr l’habitaient, Carthage, face à l’Italie,loin en face du Tibre à son embouchure, riche de biensfarouchement passionnée par la guerre. On dit que Junon plus que toute autre sur (…)
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Virgile, Énéide I v. 1-7 | Vous avez dit chantier ?
5 mars 2014, par Danielle CarlèsVoici un premier essai, en application de En quelle mesure l’Énéide ?, le reste suivra, mais je m’interroge sur la présentation : segmenter (I) ou ne pas segmenter (II) visuellement les vers ?
Pour mémoire, la première version - déjà double, puisque j’y tentais également les vers justifiés - se trouve ici : Virgile, Énéide I v. 1-7 | Et si nous traduisions l’Énéide ?.
I
Je chante les combats et le héros qui le premier, depuis les bords de Troie, par le destin poussé à fuir en (…) -
En quelle mesure l’Énéide ?
3 mars 2014, par Danielle CarlèsCela fait maintenant plusieurs années que j’ai commencé à traduire l’Énéide, d’abord pour moi seule, dans un moment difficile de ma vie. Avant de le faire lire il y a eu plusieurs versions du livre I. Un premier jet mot à mot, dont je garde le brouillon dans un carton : j’écrivais encore à la main.
Une première réécriture en prose, mais cela n’allait pas. La prose n’allait pas. Mais versifier ? Très vite j’ai décidé que je ne rimerai pas. De fait la poésie latine ne rime pas. Elle pratique (…) -
Pindare, Olympique XIV | Pour Asôpichos d’Orchomène, vainqueur au stade des garçons
28 février 2014, par Jacqueline AssaëlStrophe
Les ondes du Céphise en partage vous demeurez parmi les beaux coursiers.Grâces, reines du chant, Des fastes d’Orchomène, vous qui depuis toujours veillez sur les Minyens
Oh ! Écoutez ma prière vous, seul charmeEt douceurdes mortels,Science, beauté,peut-être éclat de l’homme.
Car aucun dieu,hors des sublimes Grâces,N’est jamais chef de danseni de fête,Sans leur ordre céleste.Près de l’or d’Apollon,Et de son arc pythien, elles trônent Pour l’honneur éternelde leur père olympien. (…) -
Virgile, Énéide IV v. 189-218 | Iarbas, fils de Hammon
26 février 2014, par Danielle CarlèsEt là, elle rassasiait les peuples de mille propos variés,
[190] toute réjouie, et chantait sur le même ton le vrai et le faux :
qu’il était arrivé Énée, de sang troyen pour sa naissance,
que la belle Didon avait bien voulu s’unir à lui comme époux,
qu’à présent ils passaient l’hiver dans la débauche, à se dorloter l’un l’autre, et ça n’en finissait pas,
oublieux de leurs royaumes, prisonniers d’une passion scandaleuse. [195] Ainsi un peu partout la déesse diffuse sa laideur dans (…) -
Virgile, Énéide IV v. 160-188 | Le mariage
24 février 2014, par Danielle Carlès[160] Cependant un énorme grondement annonce la tourmente
du ciel. Puis tombe l’averse mêlée de grêle.
Un peu partout, suite tyrienne et jeunesse troyenne,
et le petit-fils dardanien de Vénus, on se dispersa dans la campagne,
poussé par la peur à trouver des abris. Il dévale de la montagne des fleuves d’eau.
[165] Dans une même grotte Didon et le chef troyen
se rabattent. Premièrement la Terre, puis Junon protectrice des noces
donnent le signal. Fulgurèrent les étoiles et (…)


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