j’ai achevé un monument plus que l’airain durable et plus que la royale vétusté des pyramides élevé que ni les pluies dévoreuses ni l’Aquilon effréné ne sauraient démolir et ni le nombre incalculable des années enchaînées et ni la fuite des instants non entier je ne mourrai une grande partie de moi échappera à Libitine continuellement par la suite je renaîtrai par les louanges tant qu’au Capitole montera suivi de la vierge silencieuse le pontife on dira que par là où retentit impétueux (…)
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vers justifiés
Articles
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Horace, Odes III 30 | Exegi monumentum
17 octobre 2014, par Danielle Carlès -
Horace, Épodes 5 | L’enfant et les sorcières
25 juillet 2012, par Danielle Carlèsmais ô dieux au nom de ce qui régente depuis le
ciel la terre et le genre humain
que signifie ce vilain tumulte ces visages tous
méchants tous fixés sur moi seul
par tes enfants si tu appelas Lucine pour venir
en aide à des enfantements réels
par ce vain ornement de pourpre je t’en supplie
par Jupiter qui le désapprouvera
pourquoi me regardes-tu de ce regard de marâtre
ou de bête féroce touchée du fer
voix tremblante cessant de se plaindre l’enfant
se tint là immobile (…) -
Horace, Odes III 3 | L’apothéose de Romulus
30 mai 2013, par Danielle CarlèsContre mon habitude, une introduction me semble cette fois-ci utile car l’ode est particulièrement complexe et mobilise de nombreuses références. Il y est question d’apothéose, soit le fait pour un mortel de devenir dieu après sa mort, généralement en récompense d’une vie de sagesse (v. 1-8), ainsi de Pollux, d’Hercule, de Bacchus. Auguste y est destiné (v. 11-12). Le poème consiste essentiellement dans un discours de Junon (v. 18-68) donnant son accord à l’apothéose de Romulus (v. 33-36), (…)
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Horace, Odes I 19 | Amours révolues (2)
17 mai 2012, par Danielle CarlèsL’implacable mère des Désirs
et l’enfant de la Thébaine Sémélé l’ordonnent
avec le frivole libertinage,
je dois rendre mon cœur à ces amours révolues.
Me brûle l’éclat de Glycère,
radieuse et pure, plus que le marbre de Paros.
Me brûle la belle effrontée,
son visage, la regarder, péril trop séduisant.
Vénus tombant toute sur moi,
elle a déserté Chypre et m’interdit de chanter
les Scythes ou la volte-face
hardie du Parthe à cheval, ni rien, sauf elle.
Ici placez pour (…) -
Horace, Épodes 4 | Esclave (2)
19 juillet 2012, par Danielle Carlèsentre loups et agneaux le sort a mis un désaccord
aussi grand que le mien avec toi
au flanc traces brûlées des cordes hibériques aux
jambes des dures entraves de fer
c’est sûr tu vas portant beau ta richesse mais la
fortune ne change pas ton espèce
ne saisis-tu pas arpentant la voie sacrée en toge
de deux fois trois coudées comme
une libre indignation fait tourner vers ici ou là
les visages de ceux qui marchent
écorché sous le fouet sur sentences des triumvirs
jusqu’à écœurer le (…) -
Horace, Odes I 5 | Naufrage de l’amour (2)
24 avril 2012, par Danielle CarlèsQuel enfant gracieux te couvre de roses, s’inonde
de parfum et devient plus pressant à l’abri d’une
grotte propice, Pyrrha ? Pour
qui attaches-tu ta chevelure blonde
avec une élégante simplicité ? Hélas ! si souvent
il pleurera ta fidélité et les dieux changeants !
s’étonnera ingénument de voir
la mer hérissée par les vents noirs
lui qui maintenant se croit riche de tout l’or de
ta beauté, disponible pour toujours, aimable pour
toujours, ignorant les sautes
de la brise. (…) -
Horace, Odes I 15 | La prophétie de Nérée
9 mai 2012, par Danielle CarlèsLe berger traversait la mer sur ses vaisseaux de l’
Ida avec Hélène son hôtesse, enlevée par traîtrise.
Nérée fit tomber un calme intempestif sur les vents
impétueux, pour prophétiser l’
implacable destin : « Funestes auspices, tu conduis
chez toi une épouse que viendra rechercher la Grèce
avec une grande armée, liguée pour rompre tes noces
et l’antique royaume de Priam.
Hélas, hélas, tant de sueur sur les chevaux sur les
hommes ! Tant de morts pour les enfants de Dardanus (…) -
Horace, Odes I 14 | Allégorie
7 mai 2012, par Danielle CarlèsÔ navire, les vagues qui se lèvent te ramèneront
vers le large. Ô navire que fais-tu ? résolument
garde le port. Ne vois-tu pas
ton flanc nu, dégarni de rames,
ton mât blessé par les rafales de l’Africus ? et
tes antennes gémissent et, privé de cordages, il
est presque impossible que ta
coque résiste face aux caprices
de la mer. Tu n’as plus de voiles intactes, plus
un seul dieu à invoquer, si à nouveau le malheur
frappe. Tu as beau, pin de l’
Asie, fils de forêt très (…) -
Horace, Satires II 3 v. 142-157 | Petite fable d’Opimius
21 juin 2012, par Danielle CarlèsOpimius, pauvre de tout son or
et de tout son argent planqué,
avait l’habitude de boire, les
jours de fête, du vin de Véies
à la louche de Campanie, et de
la piquette éventée, les jours
ordinaires. Le voilà qui tombe
un beau jour dans une profonde
léthargie. Tant et si bien que
son héritier courait déjà tout
autour des coffres et des clés
trépignant de joie, poussant à
tout va des hourras. Toutefois
un médecin, fort avisé et très
fidèle, par le moyen que voilà (…) -
Horace, Odes I 21 | Frère et soeur
21 mai 2012, par Danielle CarlèsDiane, chantez Diane, vierges, jeunes filles !
chantez, enfants, le dieu du Cynthe le chevelu
et Latone, l’aimée du Très-haut,
l’aimée intensément du grand Jupiter !
vous, elle, heureuse des fleuves, de la toison
de bois émergeant des glaces de l’Algide, dans
les noires forêts de l’Érymanthe
dans les forêts verdoyantes du Cragus,
vous, en même nombre, louez le Tempé, voix des
garçons, et Délos lieu de naissance d’Apollon,
l’épaule célèbre par le carquois
l’épaule à la (…)