Albius, quand tu penses à la méchanceté de Glycère, ne pleure pas trop fort et ne rabâche pas tes larmoyantes élégies au prétexte qu’elle trahit sa foi en te préférant un plus jeune que toi.
Lycoris, si plaisante avec son front délicat, se consume d’amour pour Cyrus, qui l’évite et ne veut voir que l’orageuse Phloé. Mais les chèvres iront se marier avec les loups de l’Apulie
avant que Phloé ne succombe à un adultère indigne d’elle. C’est le bon vouloir de Vénus qui aime jouer à ce jeu (…)
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Vénus
– Vénus est assimilée à la grecque Aphrodite.
– La déesse de l’amour, mère de Cupidon (cupido "le désir"), l’enfant qui l’accompagne toujours ou mère des Désirs.
– Vénus est également la mère d’Énée.
– Vénus = la grâce érotique, le désir sexuel.
– Vénus est l’élue de Pâris dans l’épisode du "jugement de Pâris", au détriment d’Athéna / Minerve et d’Héra / Junon.
– Le "coup de Vénus" est un coup de dés qui l’emporte sur les autres. Il consiste à amener tous les dés sur une face différente des autres. Réussir le coup de Vénus permet, par exemple, d’être désigné "maître de la boisson" dans un festin (si la fonction est jouée aux dés).
Articles
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Horace, Odes I 33 | L’ironie de Vénus
8 juin 2012, par Danielle Carlès -
Virgile, Énéide II v. 588-623 | Vénus en majesté
6 juin 2013, par Danielle CarlèsTelles étaient les pensées où je me débattais et je m’avançais avec fureur,
quand pour moi, elle, dans une clarté comme jamais auparavant à mes yeux, bien visible
[590] elle se montra et resplendit à travers la nuit d’une pure lumière,
ma douce mère, s’avouant déesse, telle que la voient
les habitants du ciel, dans sa majesté, et elle me prit par la main,
elle me retint, puis ajouta ces mots de sa bouche de rose :
« Mon fils, quel terrible ressentiment éveille cette colère (…) -
Virgile, Énéide I v. 223-237 | Jupiter et Vénus tout en haut du ciel
9 janvier 2013, par Danielle CarlèsEt déjà c’était fini, quand Jupiter tout en haut de l’éther,
Regardant la mer où volent les voiles et les terres alanguies,
[225] Les rivages, les peuples étalés, oui, du sommet du ciel,
S’arrêta et plongea son regard sur le royaume Libyen.
Et tandis qu’il brasse en son cœur tout ce qui sollicite son attention,
Triste contre son habitude, les yeux brillants, inondée de larmes,
Vénus vient lui parler : « Ô toi qui sur le monde des hommes et des dieux
[230] Exerces ton éternel (…) -
Horace, Odes I 30 | L’amour précieux (2)
3 juin 2012, par Danielle CarlèsÔ Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
Chypre que tu aimes, viens à Glycère ! Elle t’
appelle et elle brûle beaucoup d’encens, viens
habiter son joli sanctuaire !
Se hâtent aux côtés de toi l’enfant des désirs
brûlants, les Grâces aux ceintures dénouées et
les Nymphes, la Jeunesse moins séduisante sans
ta présence et puis Mercure !
Lecture avec le texte latin
Ô Vénus, reine de Cnide et de Paphos, délaisse
O Venus regina Cnidi Paphique
Chypre que tu aimes, viens (…) -
Virgile, Énéide I v. 656-694 | La ruse de Vénus
25 février 2013, par Danielle CarlèsPressé d’exécuter les ordres, Achate prenait le chemin vers les navires.
Mais Cythérée tourne et retourne en son cœur de nouveaux stratagèmes, de nouveaux
Desseins : elle veut que Cupidon, modifiant son aspect et son visage
Vienne à la place du doux Ascagne et, à la faveur des cadeaux, enflamme
[660] La reine d’une passion furieuse, jette le feu au creux de ses os.
C’est qu’elle redoute une maison peu sûre et des Tyriens au double langage,
La haine de Junon la met sur le gril et (…) -
Horace, Odes I 2 | Assez de terreur
16 avril 2012, par Danielle CarlèsC’est assez à présent pour notre Père, assez de neige et de grêle funeste envoyée sur la terre, et de sa main rougeoyante frappant les hauteurs sacrées, c’est assez de terreur pour Rome,
terreur pour les peuples que ne revienne la gravité du temps des lamentations de Pyrrha devant l’horreur de prodiges inconnus, quand Protée emmena toutes les bêtes de la mer voir les sommets des hautes montagnes,
que l’espèce des poissons s’enchevêtra aux cîmes des ormes à la place ordinaire des colombes (…) -
Horace, Odes I 13 | Vénus brutalisée
4 janvier 2012, par Danielle CarlèsLydia, lorsque tu fais l’éloge de la nuque rose de Télèphe, des bras de cire de Télèphe, ah ! mon sang se met à bouillir, la bile me rend malade ! Ma tête tourne, mon teint se brouille, mes joues se couvrent de larmes incontrôlables. Voici l’effet du feu persistant qui couve au plus profond de moi et me dévore. Je brûle de rage si j’aperçois sur tes épaules blanches les marques honteuses d’une dispute qui est allée trop loin sous l’empire du vin, ou si ton amant furieux a mordu tes lèvres (…)
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Horace, Odes I 4 | C’est maintenant, c’est le moment
23 avril 2012, par Danielle CarlèsL’âpre hiver s’alanguit dans la grâce retrouvée du printemps et du Favonius
Des machines tirent au sec les carènes des bateaux
Le bétail ne se plaît plus dans les étables, ni le laboureur au coin du feu
Les prés ne blanchissent plus du givre scintillant
Voici la Cythéréenne, Vénus mène la ronde des chœurs sous la lune suspendue
Et les Grâces avec les Nymphes réunies pudiquement
Frappent la terre et d’un pied et de l’autre, pendant que chez les Cyclopes
Vulcain l’ardent embrase (…) -
Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Virgile, Énéide I v. 314-334 | Vénus en jeune fille
17 janvier 2013, par Danielle CarlèsOr sa mère vint à sa rencontre au milieu de la forêt,
[315] Avec le visage et l’allure d’une jeune fille, portant les armes d’une jeune fille
De Sparte ou de Thrace, comme celle qui éperonne ses chevaux,
Harpalycé, pour gagner la course devant l’Hèbre rapide.
Elle avait en effet selon leur habitude suspendu à ses épaules un arc fait à sa mesure,
Chasseresse, et laissé sa chevelure se répandre aux vents,
[320] Nue aux genoux et tunique fluide troussée d’un nœud.
Et c’est elle la (…)