Iccius, voilà qu’aujourd’hui tu lorgnes sur les trésors de l’Arabie heureuse et que tu prépares une rude campagne contre les rois de Saba jusqu’à ce jour invaincus, et pour le Mède terrifiant
tu forges des chaînes ? Laquelle de ces vierges barbares après le meurtre de son fiancé deviendra ton esclave ? Quel enfant enlevé au palais cheveux parfumés se verra confier le cyathe,
lui qui a appris à tendre les flèches des Sères sur l’arc paternel ? Qui niera que les torrents entraînés à (…)
Dernières publications
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Horace, Odes I 29 | Changement de carrière
2 juin 2012, par Danielle Carlès -
Horace, Odes I 28 | Une seule fois sur le chemin de la mort
31 mai 2012, par Danielle CarlèsTu voulais mesurer la mer et la terre, et le sable sans nombre,
et tout entier te contient, Archytas,
un peu de poussière près du large Matinus, ce petit présent que
l’on t’a fait et à rien ne te sert d’
avoir sondé les demeures aériennes et parcouru la voûte céleste
de ton intelligence promise à mourir.
Lui aussi s’est éteint le père de Pélops, invité à la table des
dieux, et Tithon enlevé dans les airs
et Minos admis aux secrets de Jupiter, et le Tartare retient le (…) -
Horace, Odes I 27 | Buvons sérieux !
29 mai 2012, par Danielle CarlèsSe battre à coups de scyphes faits pour servir à la joie, c’est bon pour des Thraces ! Bannissez cette conduite de barbares, Bacchus veut du respect, ne le mélangez pas au sang des bagarres !
Avec le vin et les lumières, l’épée des Mèdes, mais non, quelle horrible dissonance ! Sacrilège tapage, calmez-vous, les amis, et laissez vos coudes bien calés à leur place !
D’un Falerne sérieux vous voulez que moi aussi je prenne ma part ? Alors, que le frère de Mygella d’Oponte nous dise, le (…) -
Horace, Odes I 26 | Aimé des Muses
27 mai 2012, par Danielle CarlèsAimé des Muses, je vais donner la tristesse et la peur aux vents fougueux, qu’ils les emportent jusqu’à la mer de Crète. Sous l’étoile de l’Ourse un roi en son pays glacé inspire quelque crainte ?
Ce que redoute Tiridate ? Sans égale est mon insouciance. Ô toi qui aimes les sources inviolées, tresse les fleurs de grand soleil, tresse-les en couronne pour mon très cher Lamia,
ô douce Pimpléenne. Sans toi à rien ne sert mon éloge. Mon ami, sur des cordes nouvelles, mon ami, (…) -
Horace, Odes I 25 | Vengeance
26 mai 2012, par Danielle CarlèsIls se font plus rares les jeunes gens effrontés qui venaient à ta fenêtre fermée l’ébranler à force de projectiles, ils ne volent plus ton sommeil, et ta porte se prend à aimer le seuil,
complaisante autrefois à tourner retourner sur ses gonds. Ce refrain, tu l’entends de moins en moins : « Tout à toi je me meurs de longues nuits durant, et, Lydia, tu dors ? »
Ton tour viendra, vieille femme et méprisée des galants, tu pleureras dans la solitude d’une ruelle, fétu au vent de Thrace (…) -
Horace, Odes I 24 | Deuil
25 mai 2012, par Danielle CarlèsRespecter la pudeur, la mesure, comment faire avec le regret d’un être tant aimé ? Apprends-moi les chants de deuil, Melpomène, toi dont la voix est claire, don de ton père avec la cithare.
Ainsi c’est vrai, sur Quintilius pèse l’interminable sommeil. La Pudeur et, sœur de la Justice, la Bonne Foi incorruptible, la nue Vérité, quand lui trouveront-elles un égal ?
Nombreux sont les gens de bien à qui sa mort arrache des larmes, mais à personne plus de larmes qu’à toi, Virgile. En vain ta (…) -
Horace, Odes I 23 | L’âge d’aimer
24 mai 2012, par Danielle CarlèsTu m’évites, Chloé, tu es comme le faon qui cherche sa mère craintive dans les montagnes écartées qui s’apeure sans raison du moindre souffle d’air, des arbres de la forêt. Si l’approche du printemps agite d’un frisson les souples feuillages, si un lézard vert écarte les ronces, son cœur se met à battre, ses jambes à trembler. Voyons ! Je ne suis pas un tigre féroce, un lion de Gétulie, je ne te chasse pas pour te briser les os ! Laisse à la fin le giron de ta mère, à l’âge d’aller vers (…)
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Horace, Odes I 22 | Rencontre avec un loup (2)
23 mai 2012, par Danielle CarlèsL’homme à la vie sans faille, pur de tout crime
n’a pas besoin des javelots des Maures, ni d’un
arc ni de flèches empoisonnées qui pèsent lourd
plein son carquois, Fuscus,
que son chemin le conduise à passer par le pays
des Syrtes embrasées, ou à traverser le Caucase
inhospitalier, et même dans ces régions léchées
par l’Hydaspe des légendes.
Car moi, j’étais dans la forêt Sabine, un loup,
je chantais ma Lalagué sans but et en promenade
au-delà des bornes du domaine, libre (…) -
Horace, Odes I 21 | Frère et soeur
21 mai 2012, par Danielle CarlèsDiane, chantez Diane, vierges, jeunes filles !
chantez, enfants, le dieu du Cynthe le chevelu
et Latone, l’aimée du Très-haut,
l’aimée intensément du grand Jupiter !
vous, elle, heureuse des fleuves, de la toison
de bois émergeant des glaces de l’Algide, dans
les noires forêts de l’Érymanthe
dans les forêts verdoyantes du Cragus,
vous, en même nombre, louez le Tempé, voix des
garçons, et Délos lieu de naissance d’Apollon,
l’épaule célèbre par le carquois
l’épaule à la (…) -
Horace, Odes I 20 | Simple amitié
19 mai 2012, par Danielle CarlèsTu boiras dans des canthares ordinaires un simple vin de Sabine, mais mis par moi en réserve dans une amphore grecque le jour où l’on t’a fait au théâtre un tel applaudissement,
chevalier, mon cher Mécène, que des rives du fleuve de tes pères jusqu’au mont Vatican un même écho joyeusement répétait tes louanges.
Le Cécube et la grappe foulée au pressoir de Calès, tu en boiras, mais chez moi ni les cépages de Falerne, ni les coteaux de Formies ne composent les coupes.
Lecture avec le (…)


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